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Santé des Premières nations et des Inuits

ARCHIVÉE - Profil statistique de la santé des Premières nations au Canada : Statistiques démographiques afférentes au Canada atlantique et à l'Ouest canadien, 2001-2002

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Table des matières

Liste des tableaux et des figures

Tableaux

Figures

Points saillants

  • Dans le présent rapport, les données valides (c'est-à-dire, des données sur les naissances et sur les certificats de décès) comprennent uniquement des statistiques démographiques partielles (c'est-à-dire, des données sur les naissances et/ou les décès) afférentes à la population d'Indiens inscrits au Canada, puisque ces données ne sont pas disponibles dans certaines régions. Les données sur les naissances sont présentées pour les régions de l'Atlantique, du Manitoba, de la Saskatchewan, de l'Alberta et de la Colombie-Britannique. Les données sur les décès sont présentées pour les régions du Manitoba, de la Saskatchewan, de l'Alberta et de la Colombie-Britannique.
  • On a tenté d'intégrer les populations d'Indiens inscrits vivant dans les réserves et hors réserves. Cependant, en raison des données limitées, les données provenant des régions de l'Alberta et de la Colombie-Britannique visent les Indiens inscrits vivant à la fois dans les réserves et hors réserves, tandis que les données provenant des régions de l'Atlantique, du Manitoba et de la Saskatchewan visent uniquement les Indiens inscrits vivant dans les réserves.
  • Dans le présent rapport, les estimations de population tirées du Registre des Indiens du ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien sont utilisées comme source de population (c'est-à-dire, le dénominateur). Cette source de données est celle qui correspond le mieux aux données démographiques présentées.
  • La population d'Indiens inscrits dans le Canada atlantique et l'Ouest canadien affiche un taux de fécondité total élevé par rapport à l'ensemble de la population canadienne correspondante (2,8 naissances par opposition à 1,5 naissances par femme). Comme la population d'Indiens inscrits est jeune et a un taux de fécondité élevée, le taux de natalité est beaucoup plus élevé que celui de l'ensemble de la population canadienne. De plus, le fait que la population soit jeune explique aussi que le taux brut de mortalité soit plus faible.
  • Le taux d'accroissement naturel chez la population d'Indiens inscrits dans l'Ouest canadien (18,9 par 1 000 habitants, par année) est plus de quatre fois celui de l'ensemble de la population canadienne dans l'Ouest canadien (4,2 par 1 000 habitants, par année).
  • Dans la population d'Indiens inscrits, les mères qui donnent naissance sont plus jeunes que dans l'ensemble de la population canadienne.
  • Selon deux études régionales (en Colombie-Britannique et au Manitoba), le taux de mortalité infantile chez les Indiens inscrits est deux fois celui de l'ensemble de la population dans ces régions.
  • Chez la population d'Indiens inscrits dans le Canada atlantique et l'Ouest canadien, la prévalence de poids élevé chez les nourrissons nés de mères de 40 ans et plus est plus importante qu'elle ne l'est chez les mères plus jeunes.
  • La population d'Indiens inscrits dans le Canada atlantique et l'Ouest canadien affiche un pourcentage élevé de naissances vivantes présentant un poids élevé par opposition à l'ensemble de la population correspondante, et ce pour tous le groupes d'âge. La répartition de faibles poids à la naissance est semblable chez les deux populations et pour la plupart des groupes d'âge.
  • Le taux de mortalité normalisé selon l'âge chez la population d'Indiens inscrits dans l'Ouest canadien (5,3 par 1 000 habitants, par année) est plus élevé que le taux de mortalité normalisé selon l'âge chez l'ensemble de la population canadienne correspondante (2,4 par 1 000 habitants, par année).
  • En 2001, l'espérance de vie chez la population d'Indiens inscrits était plus faible de 6,6 années chez les hommes et de 6,5 années chez les femmes que pour l'ensemble de la population canadienne, mais augmente un peu plus rapidement.
  • « Les causes externes de morbidité et de mortalité » (telles qu'elles sont classifiées dans la classification internationale des maladies, version 10) sont la principale cause de mortalité chez les Indiens inscrits, et sont responsable de plus d'un tiers de l'écart de mortalité, et d'environ 40 % des années potentielles de vie perdues. À l'intérieur de ce chapitre de la classification internationale des maladies-10, les principales causes de mortalité sont l'empoisonnement accidentel, les accidents de transport et les blessures volontaires.
  • Chez les Indiens inscrits dans l'Ouest canadien, le suicide représente une plus grande cause de mortalité prématurée que les maladies de l'appareil circulatoire ou les cancers.

Introduction

La présente série offre une description nationale de l'état de santé des peuples des Premières nations au Canada. Il se distingue des éditions antérieures du Profil statistique de la santé des Premières nations au Canada, puisque chaque chapitre est maintenant publié comme un rapport indépendant. Par conséquent, ce n'est pas une prolongation de l'édition antérieure de la série composée des statistiques de l'an 2000. Le présent rapport fournit des renseignements sur les indicateurs démographiques des Premières nations ayant le statut d'Indiens Inscrits, dans le Canada atlantique et l'Ouest canadien. Il importe de noter que la population de base utilisée dans le présent rapport et la méthode de calcul des taux se distingue des éditions antérieures, et ainsi il ne doit pas être comparé aux résultats publiés antérieurement.

La publication du présent rapport serait impossible sans la contribution de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, de la Direction générale des régions et des programmes, de l'Assemblée des Premières nations, des Affaires indiennes et du Nord canadien, de l'Agence de la santé publique du Canada, et du Groupe de travail technique des données sur la santé. Leur travail ardu et leur dévouement sont grandement appréciés et soulignés davantage à la section Remerciements du présent rapport.

Contexte

En règle générale, les indicateurs démographiques sont des indicateurs de santé importants en raison de leur grande qualité et disponibilité. Ils mettent d'autres indicateurs en contexte et facilitent la comparaison des populations. Les indicateurs démographiques traditionnels comprennent les statistiques démographiques (par exemple, la répartition par âge et sexe) et les statistiques de l'état civil (par exemple, les données sur les naissances et les décès). Cependant, il arrive souvent que ces données ne soient pas disponibles ou qu'elles soient de piètre qualité dans le cas des populations des Premières nations au Canada. Le présent rapport offre des renseignements sur les indicateurs démographiques des Premières nations ayant le statut d'Indiens Inscrits, dans les régions de l'Atlantique (données sur les naissances seulement), du Manitoba, de la Saskatchewan, de l'Alberta et de la Colombie-Britannique pour les années 2001 et 2002. Les données afférentes aux décès ne sont pas présentées pour la région de l'Atlantique, et aucune donnée sur les naissances ou les décès ne seront présentées pour les régions du Québec et de l'Ontario puisqu'il est impossible d'obtenir des données valides des registres civils. Dans le présent rapport, les indicateurs démographiques appropriés à la population d'Indiens inscrits sont comparés, le cas échéant, à celles de l'ensemble de la population canadienne respective.

La Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits joue un rôle important dans la promotion et la protection de la santé des peuples des Premières nations et appuie la prestation des programmes et des services de santé publique auprès des collectivités des Premières nations. Toutefois, en raison de nombreux facteurs, y compris le manque d'autorité législative fédérale dans le domaine de la santé publique, et d'autres facteurs historiques, légaux et politiques, il est difficile de compiler des données globales sur la santé de la population des Premières nations.

L'évaluation et la surveillance de la santé de la population sont deux des cinq fonctions fondamentales d'un système de santé publique, et forment les assises des activités de santé publique essentielles, y compris :

  • l'interprétation des tendances liées à la maladie et aux blessures;
  • la reconnaissance des maladies émergentes;
  • l'appui des mesures de santé publique fondées sur des données probantes;
  • l'évaluation des programmes, des politiques et des interventions;
  • l'établissement des priorités et l'orientation de l'attribution des ressources.

Il est admis que des lacunes importantes existent à l'égard des renseignements sur la santé des populations autochtones, y compris les Premières nations1

Bien que certains progrès aient été marqués, comme l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations, les sources de données et la couverture des données sont encore très segmentées. Les écarts de santé continus entre les peuples des Premières nations et le reste de la population canadienne mettent en évidence le besoin d'un travail en collaboration avec les intervenants et les partenaires afin d'élaborer des modèles permettant de combler les lacunes actuelles relatives aux renseignements sur la santé des Premières nations et d'entraîner des prises de décisions fondées en matière de santé publique.

Activités de Santé Canada

La Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits de Santé Canada appuie la prestation des services de santé publique et de promotion de la santé dans les réserves et dans les collectivités inuites, et fournit des services ciblés à l'extérieur des réserves et dans les centres urbains. Elle offre des médicaments, des services dentaires et des services de santé connexes, peu importe le lieu de résidence. Les services auxiliaires comprennent les soins de la vue, les fournitures et le matériel médicals, le transport pour raisons médicales, ainsi que le counseling relatif aux interventions en santé mentale. La Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits offre également des services de soins primaires dans les réserves éloignées et isolées où aucun service provincial n'est facilement accessible.

Depuis février 2011, la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits a financé plus de 500 établissements de santé partout au pays, y compris 78 postes de soins infirmiers, 222 centres de santé, 49 centres de traitement des dépendances à l'alcool et à d'autres drogues, ainsi que 9 centres pour les jeunes de lutte contre l'abus de solvants. Des soins à domicile et communautaires ont été offerts dans 663 collectivités, et des soins de santé primaires ont été offerts dans environ 200 collectivités éloignées.

Les programmes de santé des Premières nations et des Inuits sont offerts partout au pays par le biais d'un effort commun du siège social et des employés régionaux travaillant en partenariat avec les collectivités des Premières nations et des Inuits. Des bureaux régionaux sont situés dans chaque province, à l'exception des provinces de l'Atlantique, qui sont représentées par la région de l'Atlantique à Halifax, en Nouvelle-Écosse. La Région du Nord (anciennement le Secrétariat du Nord) -- située à Ottawa et à Whitehorse -- est responsable des programmes des Territoires du Nord-Ouest, du Yukon et du Nunavut. Chaque région possède des caractéristiques uniques. Les employés de la santé des Premières nations et des Inuits à l'échelle régionale (membres de la Direction générale des régions et des programmes) jouent un rôle essentiel afin de veiller à ce que les programmes et les services répondent efficacement aux besoins des collectivités à l'intérieur de leur ressort.

Afin de jouer son rôle efficacement, la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, tout comme les collectivités des Premières nations et des Inuits, doit avoir accès à des renseignements sur l'état de santé de la population, les déterminants de la santé et les facteurs de risque. À cette fin, les bureaux régionaux recueillent et rapportent des données provenant de diverses sources. Les territoires ne sont pas tenus de préparer des rapports sur les statistiques démographiques puisqu'ils sont responsables des soins de santé primaires. Toutefois, les programmes financés par la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, y compris la lutte contre les maladies transmissibles et les initiatives axées sur la salubrité de l'environnement, doivent respecter des exigences obligatoires relatives à l'établissement de rapports.

La lutte contre les maladies transmissibles comprend l'élaboration de rapports sur les niveaux d'immunisation (par âge, sexe et antigène). Ces rapports peuvent être exigés en vertu des règlements provinciaux. Dans le cas des maladies pouvant entraîner une épidémie, les bureaux provinciaux, territoriaux et régionaux doivent être avisés dans un délai de 24 heures. Il importe de noter que les lois en appui de la lutte contre les maladies transmissibles sont sous la compétence des gouvernements provinciaux et territoriaux.

Les données sur la salubrité de l'environnement, en relation avec les programmes de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, comprennent le nombre total et le pourcentage des établissements qui répondent aux normes provinciales, territoriales ou fédérales afférentes à la santé et à l'environnement sur les plans des services de restauration, d'approvisionnement en eau, des eaux usées et des déchets, de la pollution et des substances dangereuses. Les collectivités doivent aussi aviser Santé Canada de tout danger pour l'environnement ou toute affection risquant d'avoir une incidence néfaste sur l'environnement, y compris les mesures visant à corriger la situation, et ce dans un délai de 24 heures. Pour plus de renseignements au sujet du rôle passé ou actuel de Santé Canada relatif à la prestation des services aux Premières nations et aux Inuits, veuillez visiter le site Web de la Direction générale à http://www.hc-sc.gc.ca/ahc-asc/branch-dirgen/fnihb-dgspni/services_fra.html.

Activités provinciales et territoriales

Les soins de santé au Canada sont principalement sous la compétence provinciale et territoriale. À ce titre, les Premières nations et les Inuits obtiennent une grande partie de leurs soins par le biais des systèmes de santé provinciaux et/ou territoriaux, y compris les hôpitaux ou les médecins en cabinet privé. Les données relatives à ces individus sont tenues dans les bases de données provinciales et territoriales. En règle générale, les Premières nations vivant dans les réserves n'ont pas accès à d'autres services de santé (tels que les soins dentaires, les prescriptions et les fournitures médicales) de même qu'aux services paramédicaux situés à l'extérieur des hôpitaux (tels que les services de santé mentale, la prévention communautaire et les soins à domicile) par le biais des gouvernements provinciaux. Le coût de ces services de santé supplémentaires relève de la compétence fédérale, en vertu de Santé Canada. Par exemple, le gouvernement fédéral rémunère les professionnels de la santé tels que les dentistes, les thérapeutes dentaires et les optométristes qui offrent des services aux collectivités éloignées et isolées en fonction des visites, ou paye pour les Premières nations et les Inuits qui voyagent vers de plus grands centres aux fins de soins spécialisés et/ou d'urgence.

Sources des données

La présente section se concentre sur deux sources de données principales : les statistiques démographiques (les naissances et les décès) recueillies par les bureaux régionaux de la Direction générale des régions et des programmes, et le Registre des Indiens tenu par Affaires indiennes et du Nord canadien. D'autres sources des données utilisées pour produire des indicateurs démographiques sont présentées ci-après.

Terminologie

Le présent rapport se concentre sur les Premières nations ayant le statut d'Indiens inscrits au Canada. Les Premières nations sont l'une des trois populations autochtones au Canada, tout comme les Inuits et les Métis qui sont reconnus en vertu de la Loi constitutionnelle du Canada. Le libellé approprié à chaque définition n'est pas interchangeable; par conséquent, tous les efforts ont été faits pour étiqueter correctement chaque donnée présentée2.

Premières nations

Un libellé utilisé communément dans les années 1970 pour remplacer le mot « Indien » qui était jugé péjoratif par plusieurs. Bien que le libellé « Premières nations » soit largement utilisé, aucune définition légale n'existe. Plusieurs peuples des Premières nations ont aussi adopté le libellé « Première nation » pour remplacer le mot « bande » au nom de leur collectivité. Tant les Indiens inscrits que les Indiens non inscrits au Canada sont appelés « peuples des Premières nations »2. Le présent rapport vise uniquement les individus des Premières nations qui ont le statut d'Indien inscrit.

Indien inscrit

Une personne des Premières nations qui est inscrite en vertu de la Loi sur les Indiens. La Loi établit des exigences visant à déterminer les personnes admissibles au statut d'Indien2. Un Indien non inscrit est une personne des Premières nations qui n'est pas inscrite en vertu de la Loi sur les Indiens. Cela peut relever du fait que ces ancêtres n'ont jamais été inscrits, ou que cette personne a perdu son statut d'Indien en vertu des dispositions antérieures de la Loi sur les Indiens3.

Naissances et décès

Pour les besoins du présent rapport, les données sur les statistiques démographiques des années civiles 2001 et 2002 ont été fournies par cinq bureaux régionaux de Santé Canada -- l'Atlantique, le Manitoba, la Saskatchewan, l'Alberta, et la Colombie-Britannique. Les données afférentes aux naissances ont été fournies par chacun des cinq bureaux régionaux, tandis que les données afférentes aux décès ont été fournies uniquement par les bureaux régionaux du Manitoba, de la Saskatchewan, de l'Alberta et de la Colombie-Britannique. Les données obtenues des régions de l'Alberta et de la Colombie-Britannique visaient la population d'Indiens inscrits vivant à la fois dans les réserves et hors réserves, tandis que les données obtenues des régions de l'Atlantique, du Manitoba et de la Saskatchewan visaient uniquement la population d'Indiens inscrits vivant dans les réserves. Les données sur les naissances et les décès dans les régions du Québec et de l'Ontario, ainsi que les données sur les décès dans la région de l'Atlantique, n'ont pas été présentées en raison de la qualité incertaine des données.

Les méthodes utilisées pour extraire et rassembler les naissances et les décès, ainsi que les limites associées à la collecte de ces données, variaient selon les régions. Les méthodes et les limites pour chacune des régions intégrées au présent rapport sont résumées au Tableau 1 et sont basées sur le travail de Green4. Le siège social de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits a reçu les statistiques démographiques afférentes aux Indiens inscrits par le biais des bureaux régionaux de la Direction générale des régions et des programmes de Santé Canada.

En résumé, la méthode de collecte et d'identification des naissances et des décès chez la population d'Indiens inscrits varie énormément d'une région à une autre. En règle générale, les renseignements fondés sur les registres (ou les certificats) provinciaux des naissances et des décès s'avèrent la source de données la plus valide dans le cas des statistiques démographiques. Ces renseignements sont recueillis par la province, et dans certains cas, sont partagés avec les bureaux régionaux de Santé Canada par le biais de divers mécanismes. Les données sur l'identité autochtone sont également recueillies sur les certificats de naissance et de décès de certaines provinces, mais ces renseignements sont souvent considérés comme un champ optionnel et sont souvent incomplets. Pour identifier correctement les événements démographiques, toutes les régions incluses dans le présent rapport, à l'exception de l'Atlantique, utilisent une forme quelconque d'examen manuel ou de recoupement des fichiers, habituellement jumelé soit aux rapports provenant des communautés ou à l'identification volontaire de l'identité autochtone sur les registres des naissances ou des décès, afin d'identifier les naissances et les décès. La méthode utilisée pour le recoupement des fichiers varie d'une région à une autre; par exemple, la Saskatchewan remplie des requêtes d'information, tandis que le processus de la Colombie-Britannique comprend une méthode d'appariement probabiliste. Il importe de noter que certaines régions se fondent exclusivement sur les rapports d'événements démographiques provenant des collectivités des Premières nations4.

Tableau 1. Méthodes utilisées pour extraire et rassembler les événements démographiques chez les In-diens inscrits, par région
Région Identification du statut d'Indien inscrit sur le Registre provincial/territorial (P/T) aux fins d'événements démographiques Renseignements sur les naissances et les déçus obtenus auprès du Registre P/T aux fins d'événements démographiques Méthode de collecte pour les données sur les Indiens inscrits Codes de la CIM (déçès)
Atlantique1 Non1, 2 Non Système passif, le bureau régional re?oit les rapports de naissances par le biais d'un système de déclaration par télécopieur S/O1
Manitoba Optionnelle (par déclaration volontaire) Oui Examen manuel des registres disponibles CIM-10
Saskatchewan Optionnelle Oui Examen manuel des registres remplis au bureau régional CIM-10
Alberta Non Oui Recoupement des fichiers et examen manuel des registres remplis au bureau régional CIM-10
Colombie-Britannique Optionnelle Oui Recoupement des fichiers CIM-10

1 Dans la région de l'Atlantique, seules les données sur les naissances ont été intégrées au rapport.

2 Dans la région de l'Atlantique, à l'exception de la province du Nouveau-Brunswick, il n'y a aucune identification du statut de Premières nations sur les registres P/T relatifs aux naissances et aux décès.

Nota :
La CIM-10 représente la Classification internationale des maladies, version 10.

Source : Green, M.E. Final Report: Reporting Infant Mortality Rates for Aboriginal Populations in Canada: A Jurisdictional Review of Methodologies. Non publié; 2007.

Registre des Indiens

Le Registre des Indiens est le registre officiel que conserve Affaires indiennes et du Nord canadien sur tous les Indiens inscrits au Canada5. Il comprend les populations vivant dans les réserves et à l'extérieur des réserves. Les renseignements sur cette liste afférents aux caractéristiques démographiques de la population des Indiens inscrits sont mis à jour lorsque des événements démographiques ou administratifs (par exemple, les naissances, les décès, les mariages, les transferts de bandes) sont déclarés auprès de Affaires indiennes et du Nord canadien. Près de 500 administrateurs de l'inscription des Indiens, dont la plupart sont situés dans des bandes individuelles, déclarent ces événements à Affaires indiennes et du Nord canadien. Le Registre des Indiens ne recueille pas des données particulières sur la santé telles que la cause du décès ou le poids à la naissance.

Le Registre des Indiens est sujet aux erreurs en raison de la déclaration tardive ou de la sous-déclaration des naissances et des décès; le retard moyen des déclarations est de 2,75 années pour les naissances et de 1,5 années pour les décès. L'analyse suggère que l'étendue des déclarations tardives relatives aux naissances est beaucoup plus importante chez la population vivant hors réserves6. Cette hypothèse est fort probablement la même dans le cas des décès. Pour tenir compte de la déclaration tardive et de la sous-déclaration des événements démographiques, il est essentiel d'ajuster le Registre5.

Le Registre comprend aussi un code de résidence qui classifie la résidence d'un particulier comme étant sur la réserve ou hors réserve. Ce code n'est pas un champ de données obligatoire, et est mis à jour uniquement s'il est lié à d'autres événements tels que ceux décrits ci-dessus. Par conséquent, sa précision est douteuse. Bien que son étendue soit inconnue, la différence entre les populations vivant dans les réserves et hors réserves fait en sorte que l'intégration des individus vivant hors réserves pour certaines régions et leur exclusion pour d'autres régions entraînera des erreurs dans les résultats.

Les estimations des populations d'Indiens inscrits que produit Affaires indiennes et du Nord canadien en se basant sur le Registre des Indiens sont celles qui correspondent le mieux aux données sur les naissances et les décès présentées dans ce rapport. Ces estimations ont donc servi de dénominateurs pour le calcul subséquent des taux. Les estimations des populations proviennent des régions pour lesquelles des données de numérateurs étaient disponibles pour 2001 et 2002 -- les régions de l'Atlantique, du Manitoba et de la Saskatchewan (vivant dans les réserves); ainsi que de l'Alberta et de la Colombie-Britannique (vivant dans les réserves et hors réserves). Cette source des données a aussi été utilisée afin de décrire les tendances de la population, ainsi que la composition de l'âge et du sexe de la population d'Indiens inscrits au Canada.

Le Recensement de la population (Statistique Canada) est une autre source de données qui estime la population Premières nations ayant le statut d'Indien inscrit au Canada. Le Recensement utilise une méthode différente pour identifier les Indiens inscrits et par conséquent, il produit des estimations différentes. Toutefois, le Registre des Indiens constitue la source de choix concernant la démographie des Indiens inscrits, et par conséquent, a été utilisée dans le présent rapport.

Autres sources de données

Les sources de données ci-dessous ont été utilisées pour obtenir les indicateurs démographiques supplémentaires présentés dans ce rapport :

  • Les dernières estimations intercensitaires pour 2001 et 2002, basées sur le Recensement de la population de 2001 (Statistique Canada), ont été utilisées afin d'obtenir une estimation de l'ensemble de la population canadienne ainsi que des renseignements sur la com-position de l'ensemble de la population canadienne7.
  • Les données sur les naissances et les décès de la population canadienne appropriée ont été transmises à Santé Canada à partir des bases de données des Statistiques démographiques canadiennes de Statistique Canada, avec l'accord des registres démographiques provinciaux et territoriaux qui fournissent les données à Statistiques Canada. Leur collaboration est sincèrement appréciée8,9. Les données sur les naissances et les décès ont été extraites par lieu de résidence.
  • Les données sur l'espérance de vie chez les Indiens inscrits et chez l'ensemble de la population canadienne ont été tirées d'un rapport produit par Affaires indiennes et du Nord canadien5. L'estimation de l'espérance de vie tirée de cette source inclue toutes les provinces et les territoires.

Méthodes et limites

Naissances et décès

Afin d'augmenter la stabilité des taux de natalité et de mortalité, les données de deux années civiles (2001 et 2002) ont été jumelées.

Les données sur les naissances vivantes chez les Indiens inscrits fournies par les bureaux régionaux de Santé Canada en Atlantique, au Manitoba, en Saskatchewan, en Alberta et en Colombie-Britannique comprenaient des renseignements sur l'âge de la mère et le poids du bébé à la naissance. Parmi les données sur les naissances vivantes utilisées dans le présent rapport, environ 95 % des archives étaient complètes.

Les données sur les décès chez les Indiens inscrits fournies par les bureaux régionaux de Santé Canada au Manitoba, en Saskatchewan, en Alberta et en Colombie-Britannique comprenaient des renseignements sur la cause de décès et l'âge au moment du décès. Les données sur la mortalité étaient classées selon la Classification internationale des maladies, version 10; les codes et les précisions au sujet des codes sont présentés à l'Annexe 1. Parmi les données sur les décès utilisées dans le présent rapport, environ 87 % des archives sur les morts infantiles (<1 an au moment du décès) étaient complètes, et 93 % des archives sur les morts non infantiles (≥1 an au moment du décès) étaient complètes.

De plus, il est possible que la couverture de toutes les naissances et de tous les décès soit incomplète. Il n'existe présentement aucune méthode pour détecter les cas non déclarés; par conséquent, il est impossible de déterminer la précision des événements déclarés.

Calcul des taux

Population (Dénominateur)

Comme il a été susmentionné, il est essentiel d'utiliser un dénominateur qui correspond bien au numérateur afin de calculer des taux précis; dans le cas présent, un dénominateur qui représente la population à laquelle les personnes du numérateur appartiennent. La population utilisée pour ce rapport est dérivée des projections des estimations de populations produites par Affaires indiennes et du Nord canadien pour les années 2001 et 2002. Ces taux sont fondés sur les données du Registre des Indiens.

Taux /indicateurs

  • Taux de natalité

    Le taux de natalité est calculé en divisant le nombre de naissances vivantes dans une année par l'estimation de la population produite par Affaires indiennes et du Nord canadien pour la même année civile. Le taux est exprimé comme le nombre de naissances vivantes par 1 000 habitants par année. Comme ce taux est un taux brut, il subit l'influence de la répartition selon l'âge d'une population. Il permet d'estimer le taux de croissance d'une population, et de planifier des soins de santé génésique.
  • Taux de fécondité

    Le taux de fécondité est calculé en divisant le nombre de naissances vivantes par le nombre de femmes en âge de procréation (de 15 à 44 ans). Le taux est exprimé comme le nombre de naissances vivantes par 1 000 habitantes par année. En règle générale, il est calculé pour un groupe d'âge quinquennal, et est ainsi un taux spécifique selon l'âge. Il reflète la performance de reproduction d'une population, et subit moins d'influence de la répartition de l'âge de la population puisqu'il est spécifique selon l'âge.
  • Indice synthétique de fécondité

    L'indice synthétique de fécondité est la somme des taux de fécondité spécifiques selon l'âge, habituellement des taux par groupe d'âge quinquennal, chez les femmes en âge de procréation (de 15 à 44 ans) pendant une période déterminée. Il représente le nombre moyen d'enfants nés par femme, si toutes les femmes vivaient jusqu'à la fin de leurs années de procréation et donnaient naissance à des enfants aux taux spécifiques selon l'âge pour l'année correspondante. Environ 2,1 naissances par femme sont nécessaires pour qu'une population se maintienne; le 0,1 de surplus est ajouté pour tenir compte des filles qui décèdent avant d'atteindre l'âge de procréation10.
  • Taux de mortalité infantile

    Le taux de mortalité infantile est le nombre d'enfants qui décèdent pendant leur première année de vie, par 1 000 enfants vivants à la naissance, et peut être calculé au moyen de cohortes (méthode à privilégier) ou des méthodes transversales11. Dans le présent rapport, nous n'avons pas calculé le taux de mortalité infantile puisque les données pour les Indiens inscrits étaient incomplètes. Toutefois, la répartition des principales causes de décès chez les enfants qui meurent pendant leur première année de vie est présentée.
  • Taux de mortalité brut

    Le taux de mortalité brut est calculé en divisant le nombre de décès pendant une année par la population totale pour la même année civile. Il est exprimé comme le nombre de décès par 1 000 habitants par année, tant pour les mortalités toutes causes confondues que pour les mortalités par cause. Comme pour le taux de natalité (brut), il permet d'estimer le taux de croissance de la population; cependant, il est très influencé par l'âge de la population, ce qui le rend moins utile pour évaluer le niveau de santé.
  • Taux d'accroissement naturel (taux de croissance de la population)

    Le taux d'accroissement naturel est une mesure de la croissance d'une population (en absence de migration). Il représente l'écart entre le taux de natalité brut et le taux de mortalité brut.
  • Taux de mortalité spécifique selon l'âge

    Le taux de mortalité spécifique selon l'âge est le nombre de décès chez un groupe d'âge spécifique divisé par la population de ce même groupe d'âge. Il est exprimé comme le nombre de décès par 1 000 habitants (pour les mortalités toutes causes confondues) ou par 100 000 habitants (pour les mortalités par cause) par année. Si les groupes d'âge sont sensiblement étroits, la composition de l'âge de la population n'influence pas ces taux.
  • Taux de mortalité normalisé selon l'âge

    Des taux normalisés selon l'âge ont été calculés afin de comparer le taux de mortalité chez la population d'Indiens inscrits à celui de l'ensemble de la population canadienne. Le taux normalisé selon l'âge est exprimé comme le nombre de décès par 1 000 habitants (pour les mortalités toutes causes confondues) ou par 100 000 habitants (pour les mortalités par cause) par année. Le taux normalisé selon l'âge est calculé en utilisant la méthode directe, multipliant le taux de mortalité spécifique selon l'âge d'une population par la population-type du même groupe d'âge afin d'obtenir le nombre de décès prévus. Les décès prévus pour chaque groupe d'âge sont additionnés et la somme est divisée par la population-type totale. Le taux normalisé selon l'âge représente ce qu'aurait été le taux brut chez la population à l'étude si elle avait la même répartition d'âge que la population-type. Ainsi, le taux ajusté tient compte des différences de répartition des groupes d'âge des populations faisant l'objet de la comparaison, dans le présent cas, les Indiens inscrits et l'ensemble de la population canadienne. Dans le présent rapport, la population-type utilisée est celle des Indiens inscrits de 2001 et de 2002. Ceci diffère des pratiques habituelles de normalisation en fonction de la population nationale et a été effectué afin de maintenir le taux brut chez la population des Indiens inscrits, permettant d'estimer directement la surmortalité. La normalisation en fonction de la population nationale créerait un chiffre artificiel pour la population des Indiens inscrits.
  • Espérance de vie

    Cette mesure artificielle est l'estimation du nombre moyen d'années à vivre d'un nouveau-né si les tendances actuelles en matière de mortalité se maintiennent. L'espérance de vie est calculée à l'aide d'une table de survie, pour laquelle le taux de mortalité spécifique selon l'âge est la seule entrée. Il est possible d'effectuer une comparaison valide de l'espérance de vie entre des populations ayant des répartitions d'âge différentes.
  • Années potentielles de vie perdues

    Les années potentielles de vie perdues sont calculées à l'aide de la définition normalisée de l'Institut canadien d'information sur la santé, et sont exprimées sous forme de taux par 100 000 habitants par année (brut ou normalisé selon l'âge). La vie « potentielle » est perdue lorsqu'une personne meurt avant d'atteindre 75 ans. Les années potentielles de vie perdues peuvent être calculées pour toutes les causes ou pour des causes spécifiques.
  • Années potentielles de vie perdues normalisées selon l'âge

    Les années potentielles de vie perdues normalisées selon l'âge ont été calculées de façon similaire au taux de mortalité normalisé selon l'âge. Dans le présent rapport, la population-type utilisée est celle des Indiens inscrits de 2001 et de 2002.
  • Taux moyen

    Un taux moyen a été calculé en divisant la somme du nombre d'événements démographiques, c'est-à-dire, les naissances ou les décès en 2001 et en 2002, par la somme de la population dans le Registre des Indiens en 2001 et en 2002.
  • Intervalles de confiance

    Toutes les données présentées sont assorties d'un intervalle de confiance à 95 %. L'intervalle de confiance illustre la probabilité d'erreur aléatoire associée au taux. Des intervalles de confiance larges indiquent une variabilité élevée (faible précision).Ces taux devraient donc être interprétés et comparés avec prudence. Certains taux normalisés selon l'âge ont été supprimés en raison du faible nombre d'observations et de l'extrême variabilité associée. Les intervalles de confiance peuvent aussi servir à déterminer si le taux chez une population est statistiquement inférieur ou supérieur, ou n'est pas différent, que le taux pour le même indicateur dans une autre population. Dans le présent rapport, seuls les écarts où les intervalles de confiance ne se chevauchent pas sont mis en lumière, ce qui représente une méthode très conservatrice. Les formules pour calculer les intervalles de confiance sont présentées à l'Annexe 2.

Comparaison des taux

Dans le présent rapport, les indicateurs démographiques chez les Indiens inscrits des régions de l'Atlantique (uniquement les données sur les naissances) et de l'Ouest canadien sont comparés aux indicateurs pour l'ensemble de la population canadienne correspondante. L'ensemble de la population canadienne comprend uniquement les provinces pour lesquelles des données comparables étaient disponibles pour les Indiens inscrits (cest-à-dire, l'Atlantique, [données sur les naissances seulement], le Manitoba, la Saskatchewan, l'Alberta et la Colombie-Britannique). Dans ce rapport les indicateurs démographiques sont présentés comme des taux bruts, spécifiques et/ou normalisés selon l'âge (décrits en détail dans la section précédente). Les ratios (comparaisons relatives) et les écarts (comparaisons absolues) ont été calculés afin de permettre une comparaison des indicateurs démographiques entre les deux groupes de populations distincts (les Indiens inscrits et l'ensemble de la population canadienne), et sont définis de la façon suivante :

  • Le ratio des taux : divise le taux de natalité ou de mortalité de la population d'Indiens inscrits par le taux de natalité ou de mortalité de l'ensemble de la population canadienne correspondante. Le ratio du taux chez les Indiens inscrits par rapport au taux correspondant chez l'ensemble de la population canadienne montre l'importance relative des deux taux. Un ratio de 1,0 indique que les Indiens inscrits et l'ensemble de la population canadienne affichent le même taux de natalité ou de mortalité. Un ratio supérieur à 1,0 indique que les Indiens inscrits affichent davantage de naissances ou de décès, tandis qu'un ratio de moins de 1,0 indique que les Indiens inscrits affichent moins de naissances ou de décès que l'ensemble de la population canadienne.
  • L'écart des taux : soustrait le taux natalité ou de mortalité chez l'ensemble de la population canadienne du taux de natalité ou de mortalité chez les Indiens inscrits. L'écart entre les deux valeurs représente, en chiffres absolus, l'écart de santé chez les Indiens inscrits. L'écart tient compte de la fréquence de l'affection, et fournit une base pour estimer l'ampleur de toute intervention prévue. Un écart de taux positif laisse indique un excès de naissances ou de décès chez la population d'Indiens inscrits, tandis qu'un écart de taux négatif indique un excès de naissances ou de décès chez l'ensemble de la population canadienne.

Lorsque des comparaisons sont nécessaires, les écarts et/ou les ratios sont présentés selon ce qui est le plus approprié. De plus, lorsque des taux par cause de décès sont comparés, les écarts peuvent aussi être exprimés en pourcentages de la différence toutes causes confondues (pourvu que les écarts soient tous dans la même direction) ou en pourcentages du taux chez les Indiens inscrits.

Limites

En évaluant ces taux, il importe de noter que dans certaines régions, les analyses visent la population d'Indiens inscrits vivant dans les réserves et hors réserves (l'Alberta et la Colombie-Britannique), tandis que dans d'autres régions, les analyses visent uniquement les Indiens inscrits vivant dans les réserves (l'Atlantique [données sur les naissances seulement], au Manitoba et en Saskatchewan). Si, par exemple, le taux de fécondité des femmes vivant dans les réserves diffère de celui des femmes vivant hors réserves, le taux sommaire ne reflétera pas avec précision l'ensemble de la population d'Indiens inscrits. De plus, le code de résidence utilisé pour identifier le type de résidence comme étant dans les réserves ou hors réserves n'est pas un champ obligatoire dans le Registre des Indiens, et est uniquement mis à jour parallèlement à d'autres événements. Les données nécessaires pour effectuer une comparaison des taux de natalité et de mortalité chez les populations d'Indiens inscrits vivant dans les réserves et hors réserves ne sont pas disponibles.

D'autres enjeux peuvent donner lieu à des problèmes dans la déclaration des naissances et des décès. Dans certains cas, un événement peut ne pas être déclaré, et dans d'autres cas, bien que cela soit rare, un événement peut être déclaré à plusieurs reprises4. Puisque plusieurs collectivités des Premières nations sont éloignées et n'ont pas de services de santé, certaines naissances ou certains décès se produisent dans des régions où il n'y a aucun établissement de santé. De plus, les personnes doivent parfois voyager à l'extérieur de leur collectivité pour obtenir des soins médicaux. Le manque de renseignements sur l'identité autochtone dans le contexte des événements démographiques est aussi une cause des données incomplètes sur les naissances ou les décès. Cependant, comme aucune méthode n'existe pour détecter les cas non déclarés, il est impossible de déterminer la précision des événements déclarés.

Enfin, il n'a pas été possible de présenter des données longitudinales puisque la population à l'étude et la méthode de calcul des taux utilisées dans le présent rapport diffèrent des rapports précédents. Ainsi, les résultats présentés dans ce rapport ne devraient pas être comparés aux résultats publiés antérieurement. Toutefois, il importe de noter que les rapports futurs utiliseront la même population d'étude et les mêmes méthodes que dans le présent rapport afin de permettre des comparaisons longitudinales.

Résultats et discussion

Pour les besoins du présent rapport, cinq bureaux régionaux de Santé Canada -- l'Atlantique, le Manitoba, la Saskatchewan, l'Alberta et la Colombie-Britannique, ont fourni les données sur les statistiques démographiques pour les années civiles 2001 et 2002. Chacun des cinq bureaux régionaux a fourni des données sur les naissances chez les Premières nations ayant le statut d'Indien inscrit, tandis que seuls les bureaux régionaux du Manitoba, de la Saskatchewan, de l'Alberta et de la Colombie-Britannique ont fourni des données sur les décès. Les données provenant des régions de l'Alberta et de la Colombie-Britannique visaient à la fois la population d'Indiens inscrits vivant dans les réserves et hors réserves, tandis que les données provenant des régions de l'Atlantique, du Manitoba et de la Saskatchewan visaient uniquement la population d'Indiens inscrits vivant dans les réserves.

Population

Les limites de ces données ont été décrites à la section intitulée Méthodes et limites.

Répartition selon l'âge chez la population d'Indiens inscrits au Canada

La figure 1 affiche les changements dans la répartition selon l'âge chez la population d'Indiens inscrits entre 1987 et 2002. En 1985, le Parlement du Canada a adopté le projet de loi C-31 (modification de la Loi sur les Indiens) qui a permis de nouvelles inscriptions ainsi que le rétablissement du Statut d'Indien des individus admissibles. Cela a eu une incidence importante sur la démographie de la population des Indiens inscrits puisqu'environ 113 354 personnes ont repris ou ont acquis un statut d'Indien en date du 31 décembre 200312.

Selon l'estimation du Registre des Indiens, en 2002, la population d'Indiens inscrits comptait 717 276 personnes. Au cours de la période de 15 ans allant de 1987 à 2002, le pourcentage de la population de moins de 25 ans a chuté de 9,9 points de pourcentage, passant de 59,0 % à 49,1 %. Le pourcentage de la population de 25 à 64 ans a augmenté de 9,1 points de pourcentage, passant de 37,3 % en 1987 à 46,4 % en 2002, et la population a augmenté de façon importante chez le groupe âgé de 30 à 49 ans. Le pourcentage de la population de 65 ans et plus a augmenté de 0,8 point de pourcentage, passant de 3,7 % à 4,5 %. Ces résultats suggèrent un modeste déplacement de la population des Indiens inscrits vers des groupes d'âge plus vieux, bien qu'elle demeure très jeune dans l'ensemble.

Figure 1 Répartition de la population des Indiens inscrits au Canada selon l'âge (1987 et 2002)

1 Comprend les populations vivant dans les réserves et hors réserves pour toutes les provinces et territoires, à l'exception du Nunavut.

Nota :
a) La projection démographique du Registre des Indiens en 2002 a été calculée à l'aide de la population de base du Registre des Indiens au 31 décembre 2000. La population de base a été ajustée en fonction de la déclaration tardive ou de la sous-déclaration des naissances et des décès.
b) Des estimations détaillées sont présentées à l'Annexe 3.

Source : La projection démographique des Indiens inscrits, 2000-2021, Affaires indiennes et du Nord canadien, 2002.

La figure 2 présente la répartition de la population d'Indiens inscrits selon le sexe en 2002. En 2002, la population comprenait 49,2 % d'hommes et 50,8 % de femmes. Comme pour la plupart des populations, les hommes sont plus nombreux en bas âge (plus de garçons que de filles), et les femmes sont plus nombreuses à un âge avancé (en moyenne, les femmes vivent plus longtemps). Les hommes sont plus nombreux que les femmes dans tous les groupes d'âge allant jusqu'à 29 ans.

Figure 2 Répartition de la population des Indiens inscrits au Canada selon l'âge, par sexe (2002)

1 Comprend les populations vivant dans les réserves et hors réserves pour toutes les provinces et territoires, à l'exception du Nunavut.

Nota :
a) La projection démographique du Registre des Indiens en 2002 a été calculée à l'aide de la population de base du Registre des Indiens au 31 décembre 2000. La population de base a été ajustée en fonction de la déclaration tardive ou de la sous-déclaration des naissances et des décès.
b) Des estimations détaillées sont présentées à l'Annexe 3.

Source : La projection démographique des Indiens inscrits, 2000-2021, Affaires indiennes et du Nord canadien, 2002.

Comparaison de la répartition selon l'âge chez les Indiens inscrits et chez la population canadienne

La figure 3 compare la répartition des Indiens inscrits et de l'ensemble de la population canadienne selon l'âge. La population des Indiens inscrits est plus jeune et affiche à peine le pic observé chez les 35 à 49 ans, qui est évident pour l'ensemble de la population canadienne. La population des Indiens inscrits affiche un pic de 0 à 14 ans, comptant 31,7 % de l'ensemble de la population, tandis que l'ensemble de la population canadienne affiche un pic de 35 à 49 ans, représentant 24,5 % de l'ensemble de la population. Le plus grand écart dans la répartition de la population est observé chez le groupe de 0 à 4 ans, avec un pourcentage de 10,5 % chez les Indiens inscrits comparé à 5,5 % chez l'ensemble de la population canadienne. Le pourcentage de la population d'Indiens inscrits de moins de 25 ans est de 49,1 %, tandis que le pourcentage de l'ensemble de la population canadienne dans ce groupe est de 32,1 %. Le pourcentage de la population d'Indiens inscrits ayant plus de 65 ans est de 4,5 %; chez l'ensemble de la population canadienne, ce pourcentage est presque trois fois plus élevé, soit 12,8 %.

Les données démographiques afférentes aux Indiens inscrits et à la population canadienne sont disponibles auprès d'Affaires indiennes et du Nord canadien et de Statistique Canada, respectivement.

Figure 3 Répartition de la population des Indiens inscrits et de la population canadienne selon l'âge (2002)

1 Comprend les populations vivant dans les réserves et hors réserves pour toutes les provinces et territoires, à l'exception du Nunavut.

2 Comprend les populations de toutes les provinces et territoires.

Nota :
a) La projection démographique du Registre des Indiens en 2002 a été calculée à l'aide de la population de base du Registre des Indiens au 31 décembre 2000. La population de base a été ajustée en fonction de la déclaration tardive ou de la sous-déclaration des naissances et des décès.
b) Des estimations détaillées sont présentées à l'Annexe 3.

Source : La projection démographique des Indiens inscrits, 2000-2021, Affaires indiennes et du Nord canadien, 2002.

Santé périnatale et génésique

Les limites de ces données ont été décrites à la section intitulée Méthodes et limites.

Les données présentées par les bureaux régionaux de Santé Canada dans les régions de l'Atlantique, du Manitoba, de la Saskatchewan, de l'Alberta, et de la Colombie-Britannique comprenaient des renseignements sur l'âge maternelle et le poids du bébé à la naissance chez les Premières nations ayant un statut d'Indien inscrit. Parmi les données sur les naissances vivantes utilisées dans le présent rapport, environ 95 % des archives étaient complètes. Les données sur les naissances pour la population canadienne ont été fournies à Santé Canada par le biais de la Base de données canadienne sur l'état civil de Statistique Canada, avec le consentement des registres de l'état civil provinciaux et territoriaux qui fournissent les données à Statistique Canada. Les données sur les naissances pour la population canadienne ont été extraites par lieu de résidence de la mère.

Taux de natalité

Des études antérieures sur les taux de natalité chez les Indiens inscrits (fondés sur les données des bureaux régionaux de Santé Canada) suggèrent un léger déclin des taux, allant de 30,1 naissances par 1 000 habitants en 1987 à 27,5 en 199313. Bien qu'il ne soit pas directement comparable à ces taux, en 2000, le taux de natalité chez les Indiens inscrits était de 23,4 par 1 000 habitants2.

Dans ce rapport, le taux de natalité en 2001- 2002 (moyenne) était de 24,0 par 1 000 habitants (intervalle de confiance 95 % : 23,6; 24,3) chez les Indiens inscrits dans les régions participantes, soit plus de deux fois celui de l'ensemble de la population des régions de l'Atlantique et de l'Ouest (10,8 par 1 000 habitants, intervalle de confiance 95 % : 10,8; 10,9). Ceci est en partie attribuable au fait que la population des Indiens inscrits est considérablement plus jeune. Comme ce taux de natalité est un taux brut, il est influencé par la répartition de l'âge de la population.

Taux de fécondité

Un taux de natalité (brut) élevé peut être attribuable à une population jeune ou à une fécondité élevée. Le taux de fécondité diffère du taux de natalité puisque le taux de fécondité restreint le dénominateur à la population de femmes en âge de procréation (de 15 à 44 ans). Les taux de fécondité spécifiques selon l'âge chez les Indiennes inscrites et chez la population correspondante de l'Atlantique et de l'Ouest en 2001-2002 (moyenne) sont présentés à la figure 4 et au tableau A4 à l'Annexe 3.

Figure 4 Taux de fécondité spécifique selon l'âge par 1000 habitants, par groupe d'âge de la mère, chez les Indiennes inscrites et chez l'ensemble de la population, régions de l'Atlantique et de l'Ouest canadien (2001-2002 moyenne)

1 Comprend les populations vivant dans les réserves en Atlantique, au Manitoba et en Saskatchewan, et les populations vivant dans les réserves et hors réserves en Alberta et en Colombie-Britannique.

2 Comprend les provinces de Terre-Neuve-et-Labrador, de l'Île-du-Prince-Édouard, de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick, du Manitoba, de la Saskatchewan, de l'Alberta et de la Colombie-Britannique.

Nota :
a) Les taux de fécondité spécifiques selon l'âge chez les Indiennes inscrites et l'ensemble de la population représentent la moyenne des naissances pour 2001 et 2002.
b) Les données afférentes aux Indiennes inscrites excluent 131 naissances en 2001 et 177 naissances en 2002 où l'âge de la mère n'a pas été rapportée.
c) Les données afférentes à l'ensemble de la population ont été extraites en fonction de la résidence de la mère.
d) Les données afférentes à l'ensemble de la population excluent 11 naissances où l'âge de la mère n'a pas été enregistré.
e) Les barres représentent les intervalles de confiance à 95 %.
f) Les taux détaillés sont présentées à l'Annexe 3.

Source : Statistiques internes, Santé Canada, Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, Santé Canada, 2003. Base canadienne de données sur l'état civil, Statistique Canada, 2010.

Lorsque l'on évalue ces taux, il faut noter que certaines régions intègrent les Indiennes inscrites vivant dans les réserves et hors réserves dans leur analyse, tandis que d'autres régions intègrent uniquement les Indiennes inscrites vivant dans les réserves. Si le taux de fécondité des femmes vivant dans les réserves diffère de celui des femmes vivant à l'extérieur des réserves, le taux sommaire ne reflétera pas avec précision le taux pour l'ensemble de la population ayant le statut d'Indien inscrit.

Le taux de fécondité des Indiennes inscrites est plus élevé que celui de la population correspondante des régions de l'Atlantique et de l'Ouest canadien chez les trois groupes plus jeunes (de 15 à 19 ans; de 20 à 24 ans et de 25 à 29 ans) et les deux groupes plus âgés (de 35 à 39 ans et de 40 à 44 ans). De plus, un pic du taux de fécondité a été observé chez Indiennes inscrites de 20 à 24 ans, après lequel le taux de fécondité décline avec l'accroissement de l'âge. Le taux de fécondité chez les femmes dans l'ensemble de la population correspondante marque un pic à un âge un peu plus avancé (de 25 à 29 ans).

Le taux de fécondité des Indiennes inscrites âgées de 15 à 19 ans est de 106,3 naissances vivantes par 1 000 femmes (intervalle de confiance 95 % : 102,9; 109,8). Ce taux est 5,5 fois plus élevé que le taux de fécondité chez la population correspondante en Atlantique et dans l'Ouest canadien, soit 19,3 naissances vivantes par 1 000 femmes (intervalle de confiance 95 % : 19,0; 19,7). Le taux de fécondité chez les Indiennes inscrites âgées de 20 à 24 ans est 2,9 fois plus élevé que celui de l'ensemble de la population correspondante (181,0 par rapport à 62,4 par 1 000 femmes). Le plus grand écart les taux de fécondité chez les Indiennes inscrites et l'ensemble de la population (écart de 118,5 par 1 000 naissances vivantes) est observé chez les femmes de 20 à 24 ans. Ce groupe d'âge représente 46 % de l'écart total sur le plan de la fécondité. Il apparait évident que les Indiens inscrits représenterons une proportion croissante de la population née au Canada pour plusieurs décennies à venir.

Le taux de fécondité total, qui représente le nombre moyen de naissances vivantes par femme pendant sa vie (pour le calcul, consulter le tableau A4 à l'Annexe 3), a été calculé pour chacune des populations. Le taux de fécondité total chez les Indiennes inscrites et chez l'ensemble de la population dans les régions de l'Atlantique et de l'Ouest canadien (2,8 naissances par rapport à 1,5 naissance par femme) sont très différents, et l'écart des taux de natalité est principalement attribuable à la fécondité plus élevée chez la population d'Indiennes inscrites. Cette fertilité élevée est principalement observée chez les femmes plus jeunes, qui forment aussi un plus grand pourcentage de la population des Indiens inscrits que dans l'ensemble de la population.

Répartition selon l'âge de la mère

La figure 5 montre le nombre de naissances vivantes déclarées selon le groupe d'âge auquel appartient la mère, comme un pourcentage du total des naissances vivantes connues, chez les Indiennes inscrites et chez l'ensemble de la population correspondante de 15 à 49 ans dans les régions de l'Atlantique et de l'Ouest canadien. Environ un cinquième (21,6 %) des naissances chez les Indiennes inscrites ont été enregistrées chez les femmes de 15 à 19 ans. Le plus grand pourcentage de naissances connues chez les Indiennes inscrites a été enregistré chez les femmes de 20 à 24 ans (31,9 %), tandis que le plus grand pourcentage de naissances dans l'ensemble de la population a été enregistré chez les femmes de 25 à 29 ans (30,2 %). Le pourcentage de la population d'Indiennes inscrites de moins de 25 ans ayant donné naissance est de 53,5 %, soit un pourcentage beaucoup plus élevé que les 25,8 % observés chez l'ensemble de la population. Le pourcentage de la population d'Indiennes inscrites de plus de 34 ans ayant donné naissance est de 7,4 %, soit un pourcentage beaucoup plus faible que les 15,3 % observés chez l'ensemble de la population.

Figure 5 Pourcentage de naissances vivantes, par groupe d'âge de la mère, chez les Indiennes inscrites et chez l'ensemble de la population, régions de l'Atlantique et de l'Ouest canadien (2001-2002 moyenne)

1 Comprend les populations vivant dans les réserves des régions de l'Atlantique, du Manitoba et de la Saskatchewan, et les populations vivant dans les réserves et hors réserves en Alberta et en Colombie-Britannique.

2 Comprend les provinces de Terre-Neuve-et-Labrador, de l'Île-du-Prince-Édouard, de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick, du Manitoba, de la Saskatchewan, de l'Alberta et de la Colombie-Britannique.

Nota :
a) Le pourcentage des naissances vivantes chez les Indiennes inscrites et l'ensemble de la population représente une moyenne des naissances pour 2001 et 2002.
b) Les données afférentes aux Indiennes inscrites excluent 131 naissances en 2001 et 177 naissances en 2002 où l'âge de la mère n'a pas été rapporté et une ins-cription où l'âge de la mère était invalide.
c) Les données afférentes à l'ensemble de la population ont été extraites en fonction de la résidence de la mère.
d) Les données afférentes à l'ensemble de la population excluent 17 naissances où l'âge de la mère n'a pas été enregistré ou était invalide.
e) Les barres représentent les intervalles de confiance à 95 %.
f) Les résultats détaillés sont présentées à l'Annexe 3.

Source : Statistiques internes, Santé Canada, Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, Santé Canada, 2003. Base canadienne de données sur l'état civil, Statistique Canada, 2010.

Le taux de natalité est plus élevé chez les Indiennes inscrites due à une fécondité élevée (nombre élevé de bébés par femme) et une population jeune (pourcentage élevé de femmes en âge de procréation). Ceci, indépendamment d'une incidence plus élevée de problèmes de santé reproductrice, indique que les services de santé destinés aux mères et aux enfants sont en grande demande chez la population des Indiens inscrits. Afin qu'une population se maintienne, les femmes doivent afficher une moyenne d'environ 2,1 naissances vivantes chacune (le 0,1 de surplus étant nécessaire pour contrebalancer les nouveau-nés qui ne survivent pas jusqu'à l'âge de procréation)10. À environ 1,5 naissance vivante par femme, l'ensemble de la population dans les régions de l'Atlantique et de l'Ouest canadien ne se remplace pas, et cela depuis bon nombre d'années. Inversement, la population d'Indiens inscrits visée dans ce rapport affiche un taux de natalité bien au-delà du niveau de remplacement (2,8 naissances par femme).

Poids à la naissance

Pour les besoins du présent rapport, les définitions internationales du poids à la naissance ont été utilisées. Un faible poids à la naissance a été défini comme étant moins de 2 500 grammes et un poids élevé à la naissance est défini comme étant supérieur à 4 000 grammes14-16. La figure 6 présente les données sur le poids à la naissance chez les Indiennes inscrites dans les régions de l'Atlantique et de l'Ouest canadien, par groupe d'âge de la mère.

Figure 6 Répartition du poids des naissances vivantes, par groupe d'âge de la mère, chez les Indiennes inscrites, régions de l'Atlantique et de l'Ouest canadien (2001-2002 moyenne)

1 Comprend les populations vivant dans les réserves des régions de l'Atlantique, du Manitoba et de la Saskatchewan, et les populations vivant dans les réserves et hors réserves en Alberta et en Colombie-Britannique.

Nota :
a) Le poids à la naissance exprimé en pourcentage des naissances vivantes chez la population d'Indiennes inscrites est la moyenne des données sur les naissances pour 2001 et 2002.
b) Les données excluent 466 naissances en 2001 et 389 naissances en 2002 où le poids à la naissance ou l'âge de la mère n'a pas été enregistré.
c) Les données afférentes à l'ensemble de la population ont été extraites en fonction de la résidence de la mère.
d) Les résultats détaillés sont présentées à l'Annexe 3.

Source : Statistiques internes, Santé Canada, Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, Santé Canada, 2003.

Parmi toutes les naissances vivantes connues chez les Indiennes inscrites, 5,7 % des nouveau-nés ont un faible poids à la naissance et 20,8 % ont un poids élevé à la naissance (tous groupes d'âge de la mère confondus). Le pourcentage de nouveau-nés de faible poids passe de 4,5 % des naissances vivantes chez les mères de 15 à 19 ans à 8,7 % chez les mères de 40 à 49 ans. C'est chez les mères de 40 à 49 ans que l'on retrouve le plus grand pourcentage de nouveau-nés ayant un poids élevé (29,5 %), soit 1,6 fois supérieur au pourcentage de nouveau-nés ayant un poids élevé nés de mères de 15 à 19 ans .

Le tableau 2 présente la proportion de nouveau-nés de faible poids et de poids élevé comme un pourcentage des naissances vivantes par groupes d'âge maternel chez les Indiennes inscrites et chez l'ensemble de la population correspondante de 15 à 49 ans, dans les régions de l'Atlantique et de l'Ouest canadien. On retrouve une plus grande proportion de nouveau-né de poids élevés chez les Indiennes inscrites que chez l'ensemble de la population, et ce pour tous les groupes d'âges. La proportion de nouveau-nés de faible poids est semblable entre les populations pour la plupart des groupes d'âge, à l'exception des groupes de 15 à 19 ans et des groupes de 25 à 29 ans.

Tableau 2. Faibles poids et poids élevés à la naissance comme pourcentage des naissances vivantes, par groupe d'âge de la mère, chez les Indiennes inscrites1 et chez l'ensemble de la population2, dans les régions de l'Atlantique et de l'Ouest canadien, 2001-2002 (moyenne)
Groupe d'Age Faible poids à la naissance (<2 500 g) Poids élevé à la naissance (>4 000 g)
Indiennes inscrites Pourcentage (IC de 95 %; LCI; LCS) Ensemble de la population Pourcentage (IC de 95%; LCI; LCS) Indiennes inscrites Pourcentage (IC de 95 %; LCI; LCS) Ensemble de la population Pourcentage (95% IC; LCI; LCS)
15 à 19 4,5 (3,8; 5,2) 6,0 (5,6; 6,4) 18,9 (17,6; 20,2) 13,3 (12,8; 13,9)
20 à 24 5,6 (5,0; 6,2) 5,7 (5,5; 5,9) 20,7 (19,6; 21,8) 13,6 (13,3; 13,9)
25 à 29 6,0 (5,2; 6,7) 5,0 (4,8; 5,1) 21,9 (20,6; 23,2) 14,7 (14,4; 14,9)
30 à 34 6,0 (5,1; 7,0) 5,2 (5,1; 5,4) 21,2 (19,6; 22,9) 15,0 (14,8; 15,3)
35 à 39 8,1 (6,4; 9,7) 6,7 (6,4; 6,9) 20,7 (18,2; 23,2) 14,3 (14,0; 14,7)
40 à 49 8,7 (4,7; 12,8) 8,1 (7,4; 8,8) 29,5 (22,9; 36,1) 14,1 (13,2; 14,9)

1 Comprend les populations vivant dans les réserves des régions de l'Atlantique, du Manitoba et de la Saskatchewan, et les populations vivant dans les réserves et hors réserves en Alberta et en Colombie-Britannique.

2 Comprend les provinces de Terre-Neuve-et-Labrador, de l'Île-du-Prince-Édouard, de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick, du Manitoba, de la Saskatchewan, de l'Alberta et de la Colombie-Britannique.

Nota :
a)Le poids à la naissance exprimé en pourcentage des naissances vivantes chez les Premières nations et l'ensemble de la populations sont une moyenne des données sur les naissances de 2001 et 2002.
b)Les données excluent 466 naissances en 2001 et 389 naissances en 2002 où le poids à la naissance ou l'âge de la mère n'a pas été enregistré.
c)Les données afférentes à l'ensemble de la population ont été extraites en fonction de la résidence de la mère.
d)Les données afférentes à l'ensemble de la population excluent 17 naissances où l'âge de la mère n'a pas été enregistré ou était invalide et 248 registres où le poids à la naissance était invalide ou manquant.
e)IC signifie l'intervalle de confiance; LCI signifie la limite de confiance inférieure; et LCS signifie la limite de confiance supérieure.
f) Les intervalles de confiance qui ne se chevauchent pas entre les populations sont en caractères gras.
g) Les résutlats détaillés sont présentées à l'Annexe 3.

Source : Statistiques internes de Santé Canada, Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, Santé Canada, 2003. Base canadienne de données sur l'état civil, Statistique Canada, 2010.

Selon les données épidémiologiques, les nouveau-nés ayant un faible poids courent un plus grand risque de mourir que ceux ayant un poids plus élevés17. De plus, un faible poids à la naissance a été relié à d'autres problèmes de santé, tels la mortalité et la morbidité intra-utérine et néonatale; l'inhibition de la croissance et du développement cognitif, ainsi le développement de maladies chroniques18. En règle générale, l'insuffisance pondérale chez le nouveau-né résulte d'une naissance prématurée ou d'un retard de croissance intra-utérine17. Plusieurs facteurs ont une incidence sur la durée de la gestation et la croissance du foetus, y compris le régime alimentaire de la mère (et par conséquent, sa composition corporelle au moment de la conception), différents facteurs physiologiques et les conditions socioéconomiques15.

L'une des principales préoccupations pendant les grossesses donnant lieu à un poids élevé à la naissance s'avère le besoin accru d'intervention médicale. Certaines conséquence sont plus souvent associées à un poids élevé à la naissance, comme destraumatismes à la naissance, l'asphyxie, le syndrome d'aspiration méconiale et des troubles métaboliques19. Cependant, Rodrigues et collaborateurs ont souligné que la fréquence des césariennes chez les Cris n'était pas plus élevée dans le cas des nouveau-nés de poids de naissance élevé (macrosomie) que dans le cas des nouveau-nés dont le poids à la naissance était moyen20. De plus, Rodrigues et collaborateurs ajoutent que la moyenne élevée du poids des nouveau-nés autochtones pourrait s'expliquer par des différences génétiques au niveau de la croissance foetale20. La relation entre le poids élevé à la naissance et le diabète chez les Premières nations est une autre préoccupation. Selon McCance et collaborateurs, la relation entre le poids élevé à la naissance et le diabète s'expliquerait en grande partie par la par le diabète gestationnel21. En outre, dans une étude axée sur la prévalence, les tendances et les caractéristiques de la macrosomie chez les Premières nations en Colombie-Britannique, Kierans et collaborateurs ont conclu que le risque de poids élevé à la naissance était plus élevé chez les mères diabétiques des Premières nations en Colombie-Britannique22.

Mortalité infantile

La mortalité infantile est définie comme la mort d'un enfant pendant sa première année de vie10. Le taux de mortalité infantile est une mesure importante du bien-être des nourrissons, des enfants et des femmes enceintes puisqu'il est lié à une gamme de facteurs tels la santé maternelle, l'accès aux soins de santé, la qualité des soins de santé, les conditions socioéconomiques et les pratiques de santé publique11. Le taux de mortalité infantile est l'indicateur du niveau de développement de la santé d'une société le plus complet, et il est reconnu à l'échelle internationale de part son intégration aux objectifs du Millénaire pour le développement (objectif 4, indicateur 14), dont la cible vise la réduction de la mortalité des enfants, y compris la mortalité infantile23.

Les systèmes de données canadiens actuels ne réussissent malheureusement pas à saisir un nombre important de morts infantiles survenant chez les Premières nations. Étant donné l'absence de données complètes pour cet indicateur important, il est impossible de décrire la mortalité infantile chez la population des Premières nations au Canada. Le manque flagrant de données sur cet indicateur chez les Premières nations empêche les praticiens de la santé publique de cerner les conditions entraînant la maladie et la mort chez les nourrissons et d'intervenir. L'évaluation du taux de mortalité infantile, particulièrement chez la population des Premières nations, est une tâche complexe et exigeante. Le défi émane de l'incapacité de recouper les enregistrements des naissances et des décès chez les nourrissons, du manque d'identificateurs des Premières nations, des Inuits et des Métis dans les bases de données démographiques, et la sous-déclaration des morts infantiles aux bureaux de l'information sur la santé.

Des inquiétudes ont été soulevées relativement à la couverture et à la qualité des données publiées antérieurement sur la mortalité infantile chez les Premières nations24. Le groupe de travail mixte sur la mortalité infantile a donc été mis sur pied afin d'améliorer la précision, la fiabilité, la couverture et la pertinence des données sur la mortalité infantile chez les Premières nations, les Inuits, et les Métis11. Ce groupe est composé de groupes nationaux pour la gouvernance autochtone et d'intervenants fédéraux, provinciaux et territoriaux.

Récemment, le groupe de travail mixte sur la mortalité infantile a effectué une revue systématique de la littérature publiée traitant du calcul du taux de mortalité infantile chez les Premières nations, les Inuits et les Métis au Canada. Cet examen présente les méthodologies actuelles utilisées pour calculer le taux de mortalité infantile chez les populations autochtones, et leurs limites respectives. Sur le plan des données afférentes aux Premières nations, seulement deux études ont fourni des taux de mortalité infantile de grande qualité, bien que limités géographiquement25,26. Selon les données présentées dans ces deux études, le taux de mortalité infantile chez les Premières nations est en baisse, mais demeure toujours très élevé par rapport aux taux non autochtones11,26. Plus particulièrement, Luo et collaborateurs ont recoupé les données sur les naissances et les décès infantiles de 1981 à 2000 du Bureau de l'état civil de la Colombie-Britannique (British Columbia Vital Statistics Agency) au fichier du Système de vérification du statut de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, et aux fichiers d'admissibilité au statut d'Indien (Status Indian Entitlement Files) du Régime de soins médicaux de la Colombie-Britannique (British Columbia Medical Services Plan)26. Les résultats suggèrent que les taux de mortalité infantile étaient environ deux fois plus élevés chez les Premières nations que chez le reste de la population en Colombie-Britannique, un plus grand écart étant observé dans les régions rurales (13,8 par rapport à 6,1 décès par 1 000 naissances vivantes dans les régions rurales; 12,7 par rapport à 6,1 décès par 1 000 naissances vivantes dans les régions urbaines). Cet écart des taux était également observé dans la deuxième étude, laquelle a utilisé les données démographiques du Manitoba de 1991 à 200025. Selon le résumé des données présenté dans la revue de littérature, le taux de mortalité infantile était deux fois plus élevé chez les Premières nations que chez le reste de la population au Manitoba (9,8 par rapport à 5,0 par 1 000 habitants, respectivement)11. Le taux de mortalité infantile national n'était pas disponible pour l'ensemble de la population des Premières nations au Canada.

Figure 7 Causes de mortalité infantile par chapitre de la CIM-10, chez les Indiens inscrits, dans l'Ouest canadien (2001-2002 moyenne)

1 Représente les décès déclarés à la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits par le biais des bureaux régionaux.

2 Pour une description des chapitres de la classification internationale des maladies-10, consulter l'Annexe 1.

3 Comprend les populations vivant dans les réserves au Manitoba et en Saskatchewan, les populations vivant dans les réserves et hors réserves en Alberta et en Colombie-Britannique.

Nota :
a) Les décès représentent une moyenne des décès survenus en 2001 et en 2002.
b) Les résultats détaillés sont présentées à l'Annexe 3.

Source : Statistiques internes de Santé Canada, Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, Santé Canada, 2003.

La figure 7 décrit les 153 morts infantiles qui ont été déclarées à l'administration centrale de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits par le biais des bureaux régionaux de Santé Canada au Manitoba, en Saskatchewan, en Alberta et en Colombie-Britannique, par cause de décès selon le chapitre de la classification internationale des maladies-10 pour la période 2001-2002 (deux ans). Les données ne reflètent pas tous les décès chez cette population pendant cette période, mais présentent plutôt une description des décès déclarés par cause pour ces quatre régions. En excluant les catégories « Tout autre chapitre » et « Cause de décès inconnue », la plus grande partie des morts infantiles observées dans cet ensemble de données est attribuable à « Certaines affections dont l'origine se situe dans la période périnatale » (35,9 %), un chapitre qui comprend des troubles liés à la durée de la gestation et à la croissance du foetus, les traumatismes à la naissance, et les troubles respiratoires et cardiovasculaires spécifiques à la période périnatale. La catégorie suivante est « Malformation congénitale et anomalies chromosomiques » (24,8 %), un chapitre qui comprend entre autres les anomalies chromosomiques et les malformations congénitales du système nerveux et de l'appareil circulatoire. Parmi toutes les morts infantiles observées dans cet ensemble de données, 11,8 % sont classées dans le chapitre « Symptômes, signes et résultats anormaux des laboratoires cliniques, non classées ailleurs ». À même cette dernière catégorie, 6,5 % de toutes les morts infantiles observées étaient attribuables au « Syndrome de mort subite du nourrisson ».

La plupart des morts infantiles se produisent tôt après la naissance, et sont reflétées dans la mortalité néonatale (premier mois de la vie) et la mortalité néonatale précoce (première semaine de la vie). En règle générale, ces décès précoces sont liés à des problèmes prénataux ou durant l'accouchement ainsi qu'à des anomalies congénitales. Les morts infantiles qui se produisent après le premier mois de la vie (post-néonatales) sont quant à elles plus souvent liées au syndrome de mort subite du nourrisson ou à des anomalies congénitales27. Des études épidémiologiques ont aussi montré une association entre la mortalité infantile post-néonatale, l'ethnicité et le statut socioéconomique28-31. Par le passé, la mortalité infantile était élevée chez les Premières nations, mais depuis 1979, elle régresse progressivement13. Les hypothèses pouvant expliquer ce léger déclin comprennent l'amélioration des conditions environnementales (par exemple, les logements et le régime alimentaire), de meilleurs soins périnataux, une modification de la définition des naissances vivantes et des changements dans les pratiques d'enregistrement des naissances. Il est déplorable que les mécanismes actuels de collecte de données ne fournissent pas de données suffisamment rigoureuses pour nous permettre de les intégrer au présent rapport. Selon un récent rapport de Green, « à l'échelle nationale, nous ne pouvons présenter une estimation fiable des ratios de mortalité infantile pour aucun des trois groupes clés de peuples autochtones »4. L'incapacité de présenter une estimation fiable du plus important indicateur de santé infantile constitue une lacune importante dans la communication des données, et il est primordiale de combler cette lacune afin d'améliorer les statistiques de santé des Premières nations.

Mortalité

Les limites de ces données sont décrite dans la section intitulée Méthodes et limites.

Les données sur les décès des Premières nations ayant le statut d'Indien inscrit proviennent des bureaux régionaux de Santé Canada dans les régions du Manitoba, de la Saskatchewan, de l'Alberta et de la Colombie-Britannique et comprennent l'information sur la cause du décès (codes de la classification internationale des maladies-10), l'âge au moment du décès et le sexe. Parmi les données sur les décès utilisées dans le présent rapport, environ 87 % des archives sur les morts infantiles (<1 an au moment du décès) étaient complètes, et 93 % des archives sur les morts non infantiles (≥1 an au moment du décès) étaient complètes. La Base canadienne de données sur l'état civil de Statistique Canada a fourni à Santé Canada les données sur les décès pour l'ensemble de la population canadienne avec le consentement des registres de l'état civil provinciaux et territoriaux, qui fournissent les données à Statistique Canada. Les données sur les décès dans la population canadienne ont été extraites par lieu de résidence.

Mortalité générale (toutes causes confondues)

En 2001-2002 (moyenne), le taux de mortalité brut chez les Indiens inscrits était de 5,3 par 1 000 habitants dans l'Ouest canadien (intervalle de confiance 95 %: 5,1; 5,5 par 1 000 habitants). Le taux de mortalité brut chez les Indiens inscrits de sexe masculin était de 5,9 par 1 000 habitants (intervalle de confiance 95 % : 5,6; 6,2 par 1 000 habitants) par rapport à 4,7 par 1 000 habitants (intervalle de confiance 95 %: 4,5; 4,9 par 1 000 habitants) chez les Indiennes inscrites. En 2001-2002 (moyenne), le taux de mortalité brut chez l'ensemble de la population était de 7,0 par 1 000 habitants dans l'Ouest canadien (intervalle de confiance 95 %: 6,9; 7,0 par 1 000 habitants). Le taux de mortalité brut chez les hommes dans l'ensemble de la population était de 7,2 par 1 000 habitants (intervalle de confiance 95 % : 7,2; 7,3 par 1 000 habitants) par rapport à 6,7 par 1 000 habitants (intervalle de confiance 95 % : 6,7; 6,8 par 1 000 habitants) chez les femmes dans l'ensemble de la population. Les taux bruts sont entre autre influencés par la différence d'âge entre les populations, et ne devraient par conséquent pas être utilisés pour faire des comparaisons entre des populations ayant des structures d'âge différentes, comme c'est le cas pour les Indiens inscrits et l'ensemble de la population canadienne. Toutefois, les taux bruts ont l'avantage de décrire les faits réels (par exemple, qu'un certain nombre de personnes sont décédées), peu importe que les décès soient attribuables à la vieillesse ou à la piètre santé de la personne.

Pour comparer les taux de mortalité chez la population des Indiens inscrits à ceux de l'ensemble de la population canadienne, des taux normalisés selon l'âge ont été calculés. Les taux normalisés selon l'âge sont des taux artificiels qui ne sont pas influencés par la structure par âge de la population.

Dans le présent rapport, les taux normalisés selon l'âge pour l'ensemble de la population de l'Ouest canadien ont été normalisés en fonction de la distribution d'âge de la population d'Indiens inscrits dans l'Ouest canadien en 2001-2002, tel que décrit dans la section intitulée Méthodes et limites. Le taux de mortalité normalisé selon l'âge pour l'ensemble de la population dans l'Ouest canadien est de 2,4 décès par 1 000 habitants (intervalle de confiance 95% : 2,4; 2,4 par 1 000 habitants), soit moins de la moitié du taux de la population d'Indiens inscrits (5,3 par 1 000, intervalle de confiance 95 % : 5,1; 5,5 par 1 000 habitants). Ainsi, la population d'Indiens inscrits connaît environ trois décès de plus par 1 000 habitants que si elle avait le même taux de mortalité spécifique selon l'âge que l'ensemble de la population canadienne.

Ces résultats concordent avec les résultats d'une étude récente de Wilkins dans laquelle les taux de mortalité normalisés selon l'âge ont été calculés pour divers groupes, y compris des personnes d'ascendance ou d'identité autochtone, à l'aide des données sur la mortalité de 1991 à 2001, tirées d'un échantillon de 15 % de la population adulte au Canada32. Les personnes d'ascendance autochtone (les Premières nations, les Métis et les Inuits) avaient un taux de mortalité normalisé selon l'âge (normalisé en fonction de la structure d'âge de la population autochtone) plus élevé que celui des personnes n'étant pas d'origine autochtone. Les taux de mortalité étaient élevés chez les Indiens inscrits adultes (25 ans et plus), le ratio des taux étant de 1,6 (intervalle de confiance 95 % : 1,5; 1,6) chez les hommes et de 2,0 (intervalle de confiance 95 % : 1,9; 2,0) chez les femmes, par rapport à tous les autres résidants du Canada. Le ratio des taux observé dans le présent rapport pour les deux sexes combinés était de 2,2.

Taux d'accroissement naturel

Le taux d'accroissement naturel est simplement le taux de natalité brut moins le taux de mortalité brut. Il mesure la croissance de la population, sans tenir compte de la migration. Un taux positif indique que la population augmente, et un taux négatif indique que la population décroît. Chez les Indiens inscrits dans l'Ouest canadien, le taux est de 18,9 par 1 000 habitants par année (intervalle de confiance 95 % : 18,5; 19,3 par 1 000 habitants par année), tandis que le taux chez l'ensemble de la population correspondante dans l'Ouest canadien est seulement de 4,2 par 1 000 habitants par année (intervalle de confiance 95 % : 4,2; 4,3 par 1 000 habitants par année) -- un écart de 14,7 par 1 000 habitants par année. En excluant la migration, la population des Indiens inscrits augmente 4,5 fois plus rapidement que l'accroissement naturel de l'ensemble de la population. Étant donné que les Indiens inscrits affichent un taux de natalité plus élevé et un taux brut de mortalité plus faible que ceux de l'ensemble de la population canadienne, il va de soit que les Indiens inscrits aient un taux d'accroissement naturel plus élevé.

Mortalité spécifique selon l'âge (toutes causes confondues)

Les figures 8(a) et 8(b) présentent des taux de mortalité spécifiques selon l'âge chez les Indiens inscrits et chez l'ensemble de la population de l'Ouest canadien, par sexe. Les taux spécifiques selon l'âge peuvent être comparés de façon valide aux populations ayant des compositions d'âge différentes. Puisqu'ils ne sont pas touchés par les différences d'âge (si les groupes d'âge sont étroits), les taux spécifiques selon l'âge sont davantage informatifs sur l'état de la santé de la population; des taux élevés indiquent un risque élevé de mortalité pour un âge particulier.

Figure 8 (a) Taux de mortalité spécifiques selon l'âge par 100 000 habitants, chez les hommes pour la population d'Indiens inscrits et l'ensemble de la population, dans l'Ouest canadien (2001-2002 moyenne)

1 Comprend les populations vivant dans les réserves des régions du Manitoba et de la Saskatchewan, et les populations vivant dans les réserves et hors réserves en Alberta et en Colombie-Britannique.

2 Comprend les provinces du Manitoba, de la Saskatchewan, de l'Alberta et de la Colombie-Britannique.

Nota :
a) Les taux de mortalité spécifiques selon l'âge appropriés aux Indiens inscrits et à l'ensemble de la population sont une moyenne des décès en 2001 et en 2002.
b) Les données afférentes à l'ensemble de la population ont été extraites en fonction de la résidence habituelle du défunt.
c) Les barres représentent les intervalles de confiance à 95%.
d) Les taux détaillés sont présentées à l'Annexe 3.

Source : Statistiques internes de Santé Canada, Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, Santé Canada, 2003. Base canadienne de données sur l'état civil, Statistique Canada, 2010

Figure 8 (b) Taux de mortalité spécifiques selon l'âge par 100 000 habitants, chez les femmes, pour la population d'Indiens inscrits et l'ensemble de la population, dans l'Ouest canadien (2001-2002 moyenne)

1 Comprend les populations vivant dans les réserves des régions du Manitoba et de la Saskatchewan, et les populations vivant dans les réserves et hors réserves en Alberta et en Colombie-Britannique.

2 Comprend les provinces du Manitoba, de la Saskatchewan, de l'Alberta et de la Colombie-Britannique.

Nota :
a) Les taux de mortalité spécifiques selon l'âge appropriés aux Indiens inscrits et à l'ensemble de la population sont une moyenne des décès en 2001 et en 2002.
b) Les données afférentes à l'ensemble de la population ont été extraites en fonction de la résidence habituelle du défunt.
c) Les barres représentent les intervalles de confiance à 95%.
d) Les taux détaillés sont présentées à l'Annexe 3.

Source : Statistiques internes de Santé Canada, Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, Santé Canada, 2003. Base canadienne de données sur l'état civil, Statistique Canada, 2010.

Comme pour toutes les populations, les taux de mortalité chez les Indiens inscrits et chez l'ensemble de la population dans l'Ouest canadien augmentent avec l'âge. Pour la majorité des groupes d'âge, les taux de mortalité sont plus élevés chez les Indiens inscrits que chez l'ensemble de la population correspondante dans l'Ouest canadien, et ce tant chez les hommes que chez les femmes. Les exceptions, fondées sur les intervalles de confiance, visent les hommes et les femmes de 5 à 9 ans et de 85 ans et plus, les hommes de 10 à 14 ans et les femmes de 80 à 84 ans (Tableau A6(a) et A6(b) à l'Annexe 3). Le plus important écart absolu de taux chez les Indiens inscrits et l'ensemble de la population correspondante est observé chez le groupe de 75 à 79 ans, pour les deux sexes. Le ratio du taux des Indiens inscrits par rapport à l'ensemble de la population canadienne atteint un maximum de 3,7 chez les hommes de 20 à 24 ans et de 5,3 chez les femmes de 25 à 29 ans.

La proportion des genres relative aux taux de mortalité spécifiques selon l'âge chez les Indiens inscrits dans l'Ouest canadien varie pour certains groupes d'âge (Tableau A7 à l'Annexe 3). Le ratio hommes-femmes le plus élevé chez les Indiens inscrits est observé pour les groupes de 15 à 19 ans et de 20 à 24 ans, où les taux de mortalité spécifiques selon l'âge chez les hommes sont 3,0 et 2,7 fois plus élevés, respectivement, que les taux de mortalité spécifiques selon l'âge chez les femmes. On observe une augmentation marquée des taux de mortalité chez l'ensemble de la population entre le groupe de 80 à 84 ans et celui de plus de 85 ans, et ce pour les deux sexes. En comparaison au groupe de 80 à 84 ans, le taux de mortalité chez le groupe de 85 ans et plus est 2,1 fois plus élevé chez les hommes et 2,5 fois plus élevé chez les femmes. Chez la population d'Indiens inscrits, cette augmentation est beaucoup moins prononcée chez les hommes, avec un ratio de seulement 1,4. Toutefois, les femmes Indiennes inscrites affichent une augmentation du taux de mortalité semblable à celle de l'ensemble de la population féminine canadienne, soit de 2,3, reflétant les faibles taux observés chez le groupe de 80 à 84 ans.

Espérance de vie à la naissance

Les données sur l'espérance de vie des Indiens inscrits et de l'ensemble de la population canadienne ont été tirées d'un rapport publié par Affaires indiennes et du Nord canadien12. Contrairement aux autres données fournies dans le présent rapport, les données sur l'espérance de vie comprennent les Indiens inscrits dans toutes les provinces et territoires. L'espérance de vie est présentée ici puisqu'elle est uniquement basée sur les taux de mortalité spécifiques selon l'âge. Elle correspond à l'âge moyen auquel vivrait une cohorte de nouveau-nés, pourvu que les taux de mortalité durant l'année de leur naissance se maintiennent sans modification au cours de leur vie. Bien que cela soit une hypothèse irréelle, l'espérance de vie est une mesure très utile de la survie des populations, et peut validement être comparée d'une population à une autre. La figure 9 présente l'espérance de vie des Indiens inscrits et de l'ensemble de la population au Canada au cours de trois périodes.

Figure 9 Espérance de vie à la naissance en années, par sexe, chez les Indiens inscrits et chez l'ensemble de la population canadienne (1980, 1990 et 2001)

1 Comprend les populations dans toutes les provinces et tous les territoires.

Source : Projections des populations d'Indiens inscrits, 2000-2021, Affaires indiennes et du Nord canadien, 2003; et Projections des populations au Canada, provinces et territoires, 2000-2026, Statistique Canada, 2001. Croissance moyenne, pages 25-26, telle qu'elle est citée dans les Données ministérielles de base 2004, Affaires indiennes et du Nord canadien, 2005. Numéro au catalogue R12-7/2004F.

Pendant la période allant de 1980 à 2001, l'espérance de vie a augmenté chez les Indiens inscrits et chez l'ensemble de la population canadienne, tant pour les hommes que pour les femmes. L'espérance de vie a augmenté d'environ 10 ans chez les hommes Indiens inscrits, et de près de huit ans chez les femmes Indiennes inscrites. Au cours de la même période, l'augmentation de l'espérance de vie chez l'ensemble de la population canadienne était moins importante, avec une augmentation de cinq ans pour les hommes et de trois ans pour les femmes. Ainsi, l'écart entre l'espérance de vie de ces deux populations s'est rétréci d'environ 40 % pendant ces 21 ans, et ce tant chez les hommes que chez les femmes (passant de 10,8 années à 6,6 années et de 10,9 années à 6,5 années respectivement). Malgré ces gains plutôt importants, l'espérance de vie des Indiens inscrits est toujours inférieure à celle de l'ensemble de la population canadienne. Comme pour l'ensemble de la population, les femmes Indiennes inscrites vivent plus longtemps que les hommes. En 2001, la différence d'espérance de vie entre les hommes et les femmes était d'environ cinq ans chez les Indiens inscrits, une différence semblable à celle de l'ensemble de la population.

Principales causes de décès

Afin de mieux comprendre la différence observée entre les taux de mortalité toutes causes confondues, les taux de mortalité par causes ou de groupes de causes spécifiques doivent être examinés. Le tableau 3 classe les 10 principales causes de décès chez les Indiens inscrits en fonction des chapitres de la classification internationale des maladies-10. Dans le présent rapport, 19 des 21 chapitres de la classification internationale des maladies-10 ont été utilisés dans l'analyse1.

(Consulter l'Annexe 1 pour une description des chapitres de la classification internationale des maladies-10.). Comme ces taux sont bruts, ils représentent les décès qui ont réellement été enregistrés. Il importe de noter que 298 décès (8,3 %) n'ont pas été classifiés (code classification internationale des maladies-10 inconnu); ainsi, certains taux par chapitre de la classification internationale des maladies-10 sous-estiment les taux bruts réels. Les trois principales causes de décès pour les deux sexes sont les « causes externes de morbidité et de mortalité », les « maladies de l'appareil circulatoire » et les « tumeurs ».

Les «causes externes de morbidité et de mortalité» sont la principale cause de décès déclarée chez les hommes Indiens inscrits dans l'Ouest canadien, avec 173,6 décès par 100 000 habitants (intervalle de confiance 95 % : 159,6; 187,6). Ceci représente 91 décès de plus par 100 000 habitants que le taux chez les femmes Indiennes inscrites (82,5 décès par 100 000, intervalle de confiance 95 % : 72,8; 92,2). Les « maladies de l'appareil circulatoire » sont la principale cause de décès déclarée chez les femmes Indiennes inscrites dans l'Ouest canadien, avec un taux de 90,5 décès par 100 000 habitants. Les « maladies de l'appareil circulatoire » sont la deuxième cause de décès chez les hommes Indiens inscrits tandis que les « causes externes de morbidité et de mortalité » sont la deuxième cause de décès chez les femmes Indiennes inscrites Les « tumeurs » sont la troisième cause de décès à la fois chez les hommes et les femmes de la population d'Indiens inscrits. Dans le chapitre « causes externes de morbidité et de mortalité », les trois principales catégories de décès, pour les deux sexes, sont les « autres causes externes de blessures accidentelles », les « accidents de transport » et les « lésions auto- infligées ».

Ces résultats concordent avec les résultats de la recherche de Wilkins, dans laquelle les trois principales causes de décès chez les Indiens inscrits de 25 ans et plus au Canada de 1991 à 2001, étaient les maladies de l'appareil circulatoire, les causes externes de morbidité et de mortalité et les tumeurs32. Le classement observé dans le présent rapport diffère quelque peu de celui observé dans la recherche de Wilkins, mais relèvent probablement des différences méthodologiques.

Le tableau 4 présente les principales causes de décès par groupe d'âge, pour les deux sexes. Les « causes externes de morbidité et de mortalité » sont la cause de décès la plus fréquente pour tous les groupes d'âge allant jusqu'à 44 ans. Il importe de noter que ce chapitre de la classification internationale des maladies-10 compte pour 72 % des décès dans le groupe des 10 à 19 ans chez la population des Indiens inscrits. Chez les personnes de 45 ans et plus, la cause de décès la plus fréquente est les « tumeurs », ex-æquo avec les « maladies de l'appareil circulatoire ».

La figure 10 (Tableau A9 à l'Annexe 3) présente les taux normalisés selon l'âge chez les Indiens inscrits et chez l'ensemble de la population canadienne, pour les 10 principales causes de décès chez les Indiens inscrits. Les principales causes de décès chez les Indiens inscrits étaient les « causes externes de morbidité et de mortalité », les « maladies de l'appareil circulatoire » et les « tumeurs », tel que mentionné précédemment. Si l'ensemble de la population correspondante avait eu la même répartition d'âge que celle des Indiens inscrits, les principales causes de décès dans la population générale auraient été les « tumeurs », les « maladies de l'appareil circulatoire » et les « causes externes de morbidité et de mortalité ».

Figure 10 Principales causes de décès (normalisées selon l'âge par 100 000 habitants), pour les deux sexes, chez les Indiens inscrits et chez l'ensemble de la population, dans l'Ouest canadien (2001-2002 moyenne)

1 Consulter l'Annexe 1 pour une description des chapitres de la classification internationale des maladies-10; seulement 19 des 21 chapitres de la classi-fication internationale des maladies-10 ont été utilisés dans l'analyse.

2 Comprend les populations vivant dans les réserves au Manitoba et en Saskatchewan, et les populations vivant dans les réserves et hors réserves en Alberta et en Colombie-Britannique.

3 Comprend les provinces du Manitoba, de la Saskatchewan, de l'Alberta et de la Colombie-Britannique.

Nota :
a) Les taux sont normalisés en fonction de la population des Indiens inscrits dans l'Ouest canadien en 2001-2002.
b) Les taux de mortalité chez les Indiens inscrits et l'ensemble de la population sont une moyenne des décès en 2001 et 2002.
c) Le classement est fondé sur le taux de mortalité (le nombre de décès par 100 000 habitants) chez la population des Indiens inscrits en 2001 et en 2002.
d) Les barres représentent les intervalles de confiance à 95%.
e) Les taux détaillés sont présentées à l'Annexe 3.

Source : Statistiques internes de Santé Canada, Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, Santé Canada, 2003. Base canadienne de données sur l'état civil, Statistique Canada, 2010.

Un examen approfondi des « lésions auto-infligées », ou suicide, dans tous les groupes d'âge (données non présentées), montre que les décès attribuables au suicide par rapport à tous les décès étaient plus nombreux chez les jeunes des Indiens inscrits. Plus particulièrement, en 2001-2002, le suicide représentait 30,6 % de tous les décès chez les jeunes de 10 à 14 ans, 25,4 % de tous les décès chez les jeunes de 15 à 19 ans et 26,4 % de tous les décès chez les jeunes de 20 à 24 ans. De plus, les lésions auto-infligées représentaient 14,9% des décès chez les adultes de 25 à 40 ans. En 2001-2002, le taux brut de suicide chez les Indiens inscrits était de 27,4 décès par 100 000 habitants (intervalle de confiance 95 % : 23,4; 31,3 décès par 100 000), un taux trois fois plus élevé que le taux de 2001-2002 normalisé selon l'âge chez l'ensemble de la population canadienne, soit 9,9 décès par 100 000 habitants (intervalle de confiance 95%: 9,5; 10,3 décès par 100 000), et qui représente une surmortalité de 17,5 par 100 000 habitants. Chez la population d'Indiens inscrits, les hommes sont plus à risque que les femmes. Le taux de suicide chez les hommes Indiens inscrits (37,3 décès par 100 000 habitants, intervalle de confiance 95 % : 30,8; 43,8 décès par 100 000) était environ deux fois plus élevé que le taux chez les femmes (17,4 décès par 100 000 habitants, intervalle de confiance 95 % : 12,9; 21,8 décès par 100 000).

Dans le présent rapport, le taux de suicide observé chez les Indiens inscrits était très élevé. Toutefois, il importe de noter que ces taux présentent une grande variabilité selon la collectivité. Chez les Indiens inscrits, les suicides se produisent souvent en grappes selon le temps ou la région géographique, entraînant un taux national plus élevé33. Certaines collectivités affichent possiblement un taux de suicide beaucoup plus élevé tandis que d'autres en affichent très peu sinon aucun. L'étude des facteurs spécifiques aux collectivités liés au suicide pourrait brosser un tableau plus juste de la prévalence du suicide33.

Tableau 3. Principales causes de décès1 (taux bruts par 100 000 habitants), par sexe, chez les Indiens inscrits2, dans l'Ouest canadien, 2001-2002 (moyenne)
Chapitre de la CIM-10 (Numéro du chapitre de la CIM-10) Décès par 100 000 habitants (IC 95 %; LCI, LCS) et rang
Combinaison des deux sexes Rang Hommes Indiens inscrits Rang Femmes Indiennes inscrites Rang
Causes externes de morbidité et de mortalité (20) 128,1 (119,6; 136,6) 1 173,6 (159,6; 187,6) 1 82,5 (72,8; 92,2) 2
Maladies de l'appareil circulatoire (9) 99,0 (91,5; 106,5) 2 107,5 (96,5; 118,5) 2 90,5 (80,3; 100,6) 1
Tumeurs (2) 76,1 (69,5; 82,6) 3 73,1 (64,1; 82,2) 3 79,0 (69,5; 88,4) 3
Maladies de l'appareil digestif (11) 34,9 (30,4; 39,3) 4 31,7 (25,7; 37,7) 5 38,0 (31,4; 44,6) 4
Maladies de l'appareil respiratoire (10) 34,6 (30,1; 39,0) 5 40,0 (33,2; 46,7) 4 29,2 (23,4; 34,9) 5
Maladies endocriniennes, nutritionnelle et métabolique (4) 27,7 (23,7; 31,6) 6 31,1 (25,2; 37,1) 6 24,2 (18,9; 29,4) 6
Certaines maladies infectieuses et parasitaires (1) 16,6 (13,6; 19,7) 7 14,4 (10,4; 18,4) 8 18,9 (14,2; 23,5) 7
Troubles mentaux et de comportement (5) 13,8 (11,0; 16,6) 8 16,5 (12,1; 20,8) 7 11,2 (7,6; 14,8) 9
Maladies de l'appareil génito-urinaires (14) 11,6 (9,1; 14,2) 9 10,6 (7,1; 14,0) 10 12,7 (8,9; 16,5) 8
Maladies du système nerveux (6) 9,4 (7,1; 11,7) 10 10,6 (7,1; 14,0) 10 8,2 (5,2, 11,3) 12

1 Consulter l'Annexe 1 pour une description des chapitres de la CIM-10; seulement 19 des 21 chapitres de la CIM-10 ont été utilisés dans l'analyse.

2 Comprend les populations vivant dans les réserves au Manitoba et en Saskatchewan, et les populations vivant dans les réserves et hors réserves en Alberta et en Colombie-Britannique.

Nota :
a) Les taux de mortalité bruts chez la population d'Indiens inscrits sont une moyenne des décès en 2001 et en 2002.
b) Le classement fondé sur le taux de mortalité brut (décès par 100 000 habitants) pour toute la population d'Indiens inscrits en 2001 et en 2002, excluant les décès non classifiés (« inconnus »).
c) IC signifie intervalle de confiance à 95%; LCI signifie la limite de confiance inférieure; et LCS signifie la limite de confiance supérieure.
f) Les intervalles de confiance qui ne se chevauchent pas entre les sexes sont en caractères gras.
g) Les taux détaillés sont présentées à l'Annexe 3.

Source : Statistiques internes de Santé Canada, Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, Santé Canada, 2003.

Tableau 4. Principales causes de décès1, par groupe d'âge, chez les Indiens inscrits2, dans l'Ouest canadien, 2001-2002 (moyenne)
Groupe d'âge (N = nombre de décès) Chapitre de la CIM-10 (numéro du chapitre de la CIM-10) Pourcentage de décès
De 1 - 9 (N=71) Causes externes de morbidité et de mortalité (20) 46,5
Tumeurs (2) 8,5
Maladies du système nerveux (6) 8,5
Malformations congénitales et anomalies chromosomiques (17) 7,0
Autres causes 29,6
De 10 - 19 (N=162) Causes externes de morbidité et de mortalité (20) 72,2
Autres causes 27,8
De 20 - 44 (N=852) Causes externes de morbidité et de mortalité (20) 59,0
Maladies de l'appareil digestif (11) 6,5
Tumeurs (2) 5,5
Autres causes 29,0
De 45 - 64 (N=987) Tumeurs (2) 20,4
Maladies de l'appareil circulatoire (9) 20,0
Causes externes de morbidité et de mortalité (20) 15,3
Maladies de l'appareil digestif (11) 9,9
Maladies endocriniennes, nutritionnelles et métaboliques (4) 6,2
Maladies de l'appareil respiratoire (10) 5,2
Autres causes 23,1
≥65 (N=1 379) Maladies de l'appareil circulatoire (9) 31,4
Tumeurs (2) 18,8
Maladies de l'appareil respiratoire (10) 11,1
Maladies endocriniennes, nutritionnelles et métaboliques (4) 7,7
Maladies de l'appareil digestif (11) 5,6
Autres causes 25,5

1 Consulter l'Annexe 1 pour une description des chapitres de la CIM-10; seulement 19 des 21 chapitres de la CIM-10 ont été utilisés dans l'analyse.

2 Comprend les populations vivant dans les réserves au Manitoba et en Saskatchewan, et les populations vivant dans les réserves et hors réserves en Alberta et en Colombie-Britannique.

Nota :
a) Les données sont la combinaison des décès de 2001 et de 2002.
b) En raison de l'arrondissement, la somme des pourcentages par groupe d'âge n'atteint peut-être pas 100 %.
c) « N » correspond au nombre de décès.
d) Les causes de décès affichant moins de cinq comptes ont été regroupées dans la catégorie « Autres causes ».
e) Les résultats détaillés sont présentées à l'Annexe 3.

Source : Statistiques internes de Santé Canada, Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, Santé Canada, 2003.

Comme l'affiche le tableau A9 à l'Annexe 3, les « causes externes de morbidité et de mortalité » ont donné lieu au plus important écart absolu de taux, les Indiens inscrits affichant 91 décès de plus par 100 000 habitants par année attribuables à cette cause que l'ensemble de la population si elle avait la même répartition d'âge que celle de la population d'Indiens inscrits. Les « maladies de l'appareil circulatoire » et les « maladies de l'appareil digestif » ont donné lieu au deuxième et au troisième plus important écart de taux, les Indiens inscrits affichant 35 et 26 décès de plus par 100 000 habitants respectivement. Lorsque l'on calcule les ratios, le taux de mortalité attribuable aux « maladies du système ostéo- articulaire, des muscles et du tissu conjonctif » (non présenté dans la figure) était celui pour lequel le ratio était le plus élevé, soit un taux normalisé 4,2 fois plus élevé chez les Indiens inscrits que chez l'ensemble de la population, bien que le nombre de décès soit trop faible pour être présenté dans le graphique. « Certaines maladies infectieuses et parasitaires » affichaient le deuxième ratio le plus élevé, le taux chez les Indiens inscrits étant 4,0 fois plus élevé que le taux normalisé chez l'ensemble de la population. Les « maladies de l'appareil digestif » présentaient le troisième ratio le plus élevé, le taux chez les Indiens inscrits étant 3,9 fois plus élevé que le taux normalisé chez l'ensemble de la population.

Ces résultats observés sont conformes aux résultats de la recherche de Wilkins, dans laquelle l'écart des taux chez les hommes et les femmes de la population d'Indiens inscrits de 25 ans et plus au Canada de 1991 à 2001 était plus élevé que pour l'ensemble de la population dans le cas des décès de causes externes de morbidité et de mortalité ainsi que des maladies de l'appareil circulatoire32.

Les écarts semblent plus utiles pour comparer les groupes de maladies : bien que les « maladies du système ostéo-articulaire, des muscles et du tissu conjonctif » affichent le ratio le plus élevé, elles ne représentent que 0,06 % de la surmortalité totale chez les Indiens inscrits (34 décès en surnombre), tandis que les « causes externes de morbidité et de mortalité » représente 38 % de la surmortalité (620 décès en surnombre), malgré un ratio beaucoup plus faible. L'écart de la surmortalité suggère que, dans le classement des décès par priorité, les écarts sont plus utiles que les ratios.

Bien que les statistiques sur la mortalité soient généralement un indicateur peu sensible pour la santé de la population dans les pays développés (étant trop près du seuil irréductible), les données déclarées à la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits suggèrent que les écarts sont encore suffisamment importants entre les Indiens inscrits et l'ensemble de la population correspondante dans l'Ouest canadien pour que la mortalité demeure un indicateur utile.

Les taux de mortalité spécifiques selon l'âge sont plus élevés chez les Indiens inscrits, ce qui donne lieu à une espérance de vie plus faible. Comme il a été susmentionné, l'amélioration rapide de l'espérance de vie chez les Premières nations pourrait laisser croire que l'écart avec l'ensemble de la population se referme. Toutefois, cela peut aussi être le reflet de leur plus grand potentiel pour l'amélioration. Les taux de mortalité spécifiques à l'âge sont plus élevés chez les hommes que chez les femmes, ce qui est le cas dans la plupart des populations.

Les taux de mortalité spécifiques selon la cause permettent d'expliquer une partie de l'écart dans la mortalité totale. De façon générale, les « causes externes de morbidité et de mortalité », surtout l'empoisonnement, les accidents de transport et les lésions auto-infligées, représentent des risques plus importante chez les Indiens inscrits, surtout chez les hommes. Expliquant plus d'un tiers de l'écart total sur le plan de la mortalité et environ 40 % des années potentielles de vie perdues, ces causes externes doivent être une priorité première afin d'améliorer la santé et les services de santé chez les populations des Premières nations.

Années potentielles de vie perdues

Les années potentielles de vie perdues sont des indicateurs de la mortalité prématurée -- prématurée étant définie comme la mort avant 75 ans. Ainsi, les années potentielles de vie perdues font ressortir les causes de décès qui entraînent la mort à un âge relativement jeune. Comme le montre le tableau A10 à l'Annexe 3, les « causes externes de morbidité et de mortalité » étaient la principale cause des années potentielles de vie perdues chez la population d'Indiens inscrits dans l'Ouest canadien (5 211,8 par 100 000 habitants). Les « tumeurs » et les « maladies de l'appareil circulatoire » représentent les deuxième et troisième causes des années potentielles de vie perdues (1 043,6 et 942,8 par 100 000 habitants, respectivement). En 2001-2002, le suicide était responsable d'environ 1 274,2 années potentielles de vie perdues par 100 000 habitants chez les Indiens inscrits dans l'Ouest canadien, représentant une mortalité prématurée plus importante que les maladies de l'appareil circulatoire ou les cancers.

Figure 11 Années potentielles de vie perdues (APVP) par 100 000 habitants, par sexe et cause de décès, chez les Indiens inscrits, dans l'Ouest canadien (2001-2002 moyenne)

1 Consulter l'Annexe 1 pour une description des chapitres de la classification internationale des maladies-10; seulement 19 des 21 chapitres de la classifica-tion internationale des maladies-10 ont été utilisés dans l'analyse.

2 Comprend les populations vivant dans les réserves au Manitoba et en Saskatchewan, et les populations vivant dans les réserves et hors réserves en Alberta et en Colombie-Britannique.

Nota :
a) Les années potentielles de vie perdues ont été calculées à partir du nombre moyen de décès en 2001 et en 2002.
b) Les taux détaillés sont présentées à l'Annexe 3.
c) Les barres représentent les intervalles de confiance à 95%.

Source : Statistiques internes de Santé Canada, Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, Santé Canada, 2003.

La figure 11 présente les années potentielles de vie perdues chez les Indiens inscrits, ventilés par sexe et par cause de décès. Les « causes externes de morbidité et de mortalité » sont la principale cause d'années potentielles de vie perdues chez les Indiens inscrits, et ce tant chez les hommes que chez les femmes (7 052,6 et 3 357,6 années potentielles de vie perdues par 100 000 habitants, respectivement). Cet excédant de 3 695,0 par années potentielles de vie perdues 100 000 habitants chez les hommes représente la majorité du surplus global des années potentielles de vie perdues chez les hommes, et les années potentielles de vie perdues attribués à cette cause sont environ deux fois plus élevées chez les hommes qu'elles ne le sont chez les femmes. Les deuxième et troisième causes d'années potentielles de vie perdues chez les hommes étaient les « maladies de l'appareil circulatoire » et les « tumeurs »; tandis que chez les femmes, les deuxième et troisième causes d'années potentielles de vie perdues étaient les « tumeurs » et les « maladie de l'appareil digestif ». L'écart entre les hommes et les femmes se manifestait dans tous les chapitres, sauf les « maladies de l'appareil génito-urinaire » (tableau A10 à l'Annexe 3).

Une différence selon le sexe sur le plan des tentatives de suicide a été observée chez la population des Premières nations, un plus grand pourcentage de femmes ayant déclaré avoir tenté de se suicider au moins une fois dans leur vie comparé aux hommes (18,5 % contre 13,1 %)34. Bien qu'il soit rapporté que les tentatives de suicide sont plus fréquentes chez les femmes des Premières nations, les données du présent rapport indiquent quant à elles qu'il y a plus de décès attribuables au suicide chez les hommes.

Figure 12 Années potentielles de vie perdues (APVP) normalisées selon l'âge par 100 000 habitants, par cause de décès, chez les Indiens inscrits et chez l'ensemble de la population, dans l'Ouest canadien (2001-2002 moyenne)

1 Consulter l'Annexe 1 pour une description des chapitres de la classification internationale des maladies-10;

2 Comprend les populations vivant dans les réserves des régions du Manitoba et de la Saskatchewan, et les populations vivant dans les réserves et hors réserves en Alberta et en Colombie-Britannique.

3 Comprend les provinces du Manitoba, de la Saskatchewan, de l'Alberta et de la Colombie-Britannique.

Nota :
a) Les années potentielles de vie perdues ont été calculée à partir du nombre moyen de décès en 2001 et en 2002.
b) Les taux détaillés sont présentées à l'Annexe 3.
c) Les barres représentent les intervalles de confiance à 95%.

Source : Statistiques internes de Santé Canada, Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, Santé Canada, 2003. Base canadienne de données sur l'état civil, Statistique Canada, 2010.

La figure 12 présente aussi les années potentielles de vie perdues, cette fois sous forme de taux normalisés selon l'âge, et comparant les 10 principales causes d'années potentielles de vie perdues chez les Indiens inscrits (10 600 années potentielles de vie perdues par année par 100 000 habitants) à l'ensemble de la population correspondante dans l'Ouest canadien (4 234 par année par 100 000 habitants), pour les deux sexes combinés. Collectivement, les 10 principales causes d'années potentielles de vie perdues sont responsables d'un excès de 6 366 années potentielles de vie perdues par année par 100 000 habitants chez les Indiens inscrits, ceci en plus des années potentielles qui seraient perdues chez l'ensemble de la population dans l'Ouest canadien si la répartition de l'âge était la même. La mortalité prématurée est plus élevée chez les Indiens inscrits que chez l'ensemble de la population dans l'Ouest canadien pour chacun des chapitres de la classification internationale des maladies-10 (tableau A11 à l'Annexe 3). Les années potentielles de vie perdues attribuables aux « causes externes de morbidité et de mortalité » chez les Indiens inscrits sont de 5 211,8 années potentielles de vie perdues par 100 000 habitants, les trois principales causes parmi cette catégorie étant l'empoisonnement accidentel, les accidents de transport et les lésions auto-infligées. Un excès absolu de 3 737,5 années potentielles de vie perdues par 100 000 habitants est attribuable à des causes externes. L'importance des causes externes est en partie attribuable à la jeunesse de la population des Indiens inscrits, et au fait que les jeunes sont particulièrement susceptibles d'être victimes de ces causes. Cependant, la comparaison des taux normalisés montre que, même si elle était aussi jeune que la population des Indiens inscrits, l'ensemble de la population dans l'Ouest canadien connaîtrait moins de décès attribuables aux causes externes.

Les statistiques sur les années potentielles de vie perdues sont souvent utilisées pour faire ressortir les causes de mortalité prématurée -- celles qui surviennent le plus souvent à un âge plus jeune. Bien que le cancer et les maladies de l'appareil circulatoire soient parmi les principales causes de décès, elles surviennent habituellement à un âge plus avancé et entraînent moins d'années potentielles de vie perdues. Même une réduction partielle du taux de mortalité attribuable aux lésions (lesquelles, pour la plupart, sont évitables) aurait une incidence importante sur le taux des décès prématurés et sur la santé de l'ensemble de la population.

Conclusion

Les données de ce rapport représentent uniquement un sous-ensemble des régions de la Santé des Premières nations et des Inuits : l'Atlantique (seulement les naissances), la Colombie-Britannique, l'Alberta, la Saskatchewan et le Manitoba, qui représentent plus de la moitié de l'ensemble de la population ayant le statut d'Indien inscrit au Canada. Il importe de se rappeler que les données ne visent pas tous les Indiens inscrits au Canada et que les indicateurs démographiques presentés dans ce rapport ne sont peut-être pas représentatifs de tous les Indiens inscrits au Canada. Par conséquent, les résultats dans ce rapport devraient être interprétés avec prudence. De plus, comme les indicateurs démographiques visant l'ensemble de la population canadienne incluent les peuples autochtones, les écarts observés pourraient être moins importants que les écarts réels. Par exemple, la présence des Indiens inscrits dans les indicateurs de l'ensemble de la population aura augmenté sa mortalité.

Une amélioration des données nationales s'impose, plus particulièrement en ce qui concerne l'identification des Premières nations dans les registres d'était civils, en élaborant des façons de mieux accéder aux statistiques démographiques des Premières nations dans les systèmes démographiques provinciaux existants. Les données présentées dans ce rapport sont toutefois les meilleures estimations disponibles pour la période visée, et sont les statistiques démographiques actuelles les plus précises pour l'ensemble des Premières nations (dans les régions visées).

En résumé, la population d'Indiens inscrits est plus jeune que l'ensemble de la population canadienne, tant en raison du taux de fécondité plus élevé que du taux de mortalité prématurée plus élevé. Cet écart d'âge influence grandement les tendances en ce qui a trait à la santé périnatale et au taux de mortalité chez les deux populations, et nécessite l'utilisation de taux spécifiques ou normalisés selon l'âge pour la plupart des comparaisons. À la lumière des données présentées ici, il est impossible de dire si l'écart d'âge entre les populations augmente ou décroît au fil du temps. La population des Indiens inscrits vieillit, mais probablement à un rythme moins accéléré que celui de l'ensemble de la population canadienne.

Le taux de natalité est plus élevé chez la population d'Indiens inscrits due à une fécondité élevée et une population jeune. Ceci, indépendamment d'une incidence plus élevée de problèmes de santé reproductrice, indique que les services de santé maternelle et infantiles sont en grande demande chez la population des Premières nations.

Le fardeau de mortalité disproportionné que connaissent les peuples des Premières nations est bien documenté. Les écarts sur le plan de la mortalité peuvent s'expliquer par les différences d'incidence et de prévalence des maladies, les différences de létalité attribuable à ces maladies, ou les deux. Un rapport antérieur de la présente série documente les écarts de morbidité marqués entre les Premières nations et l'ensemble de la population canadienne35. Les écarts les plus frappants entre les Premières nations et l'ensemble de la population canadienne visent l'incidence de la tuberculose, les facteurs de risque du virus de l'immunodéficience humaine et les infections du virus de l'Hépatite C, montrant qu'au moins une partie de l'écart de mortalité pourrait s'expliquer par des différences de fréquence de la maladie. De plus, un autre rapport antérieur dans la présente série, qui documente le taux d'hospitalisation chez les Premières nations dans l'Ouest canadien, rapporte un taux d'utilisation de soins de santé plus élevé chez les Premières nations par rapport à l'ensemble de la population dans l'Ouest canadien36.

Il est présentement impossible de présenter une estimation plus fiable des indicateurs de naissances et de décès chez l'ensemble de la population des Premières nations au Canada. En règle générale, l'enregistrement (ou les certificats) des naissances et des décès à l'échelle provinciale est la source de données la plus valide relative aux statistiques démographiques, mais la méthode de collecte et d'identification des données sur les naissances et des décès chez les populations des Premières nations varie sensiblement entre les régions. Les renseignements sur l'identité Autochtone sont recueillis à partir des certificats de naissance ou de décès dans certaines provinces, mais ces renseignements sont souvent dans des champs facultatifs, et ne sont pas remplis systématiquement. De plus, ces données sont sujettes aux politiques provinciales et aux lois régissant la protection de la vie privée qui gouvernent l'accès des organismes externes.

Les Premières nations, le gouvernement fédéral et les provinces sont très intéressés à obtenir des statistiques plus complètes, opportunes et justes sur la santé des Premières nations afin d'orienter les politiques et d'établir des priorités. L'atteinte de cet objectif exigera la collaboration concertée du gouvernement fédéral, des Premières nations et des gouvernements provinciaux afin qu'ils puissent conclure des ententes acceptables de part et d'autre visant à identifier les Premières nations à l'intérieur de ces systèmes, à déterminer qui aura accès à ces données et à définir comment ces données seront utilisées.

Sur le plan de la mortalité infantile, l'incapacité de fournir une estimation fiable du plus important indicateur de santé infantile constitue une importante problématique. Il est prioritaire de remédier à cette situation afin d'améliorer les statistiques sur la santé des Premières nations.

La fiabilité générale des données afférentes aux Premières nations comporte aussi d'autres limites, y compris le manque de cohérence des définitions des libellés « vivant dans les réserves » et « hors réserves »; l'inclusion des populations vivant hors réserves, et l'incapacité de présenter des données longitudinales comparables aux rapports antérieurs, en raison de la modification de la méthode de collecte des données et de la disponibilité des données.

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(28) Hessol NA, Fuentes-Afflick E. «Ethnic Differences in Neonatal and Postneonatal Mortality». Pediatrics 2005; 115(1):e44-e51.

(29) Joseph KS, Liston RM, Dodds L, Dahlgren L, Allen AC. « Socioeconomic Status and Perinatal Outcomes in a Setting with Universal Access to Essential Health Care Services ». Journal de l'Association médicale canadienne 2007; 177(6):583-90.

(30) Singh GK, Kogan MD. « Persistent Socioeconomic Disparities in Infant, Neonatal and Postnatal Mortality Rates in the United States, 1969-2001 ». Pediatrics 2007; 119:e928-39.

(31) Tomashek KM, Qin C, Hsia J, Iyasu S, Barfield WD, Flowers LM. « Infant Mortality Trends and Differences between American Infant/Alaska Native Infants and White Infants in the United States, 1981-1991 and 1998-2000 ». American Journal of Public Health 2006; 96:2222-7.

(32) Wilkins R, Uppal A, Finès P, Senécal S, Guimond E, Dion R. Life expectancy in the Inuit-inhabited areas of Canada, 1989 to 2003. Health Reports 2008; 19(1).

(33) Chandler MJ, Lalonde CE. « Cultural Continuity as a Hedge against Suicide in Canada's First Nations ». Transcultural Psychiatry 1998; 35(2):191-219.

(34) Comité de gouvernance de l'Information des Premières nations. Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations (Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations) 2002-2003: Résultats de l'enquête sur les enfants, les jeunes et les adultes dans les collectivités des Premières nations. Assemblée des Premières nations; novembre 2005.

(35) Santé Canada. Profil statistique de la santé des Premières nations au Canada - Autoévaluation de la santé et états de santé sélectionnés, 2002 to 2005. Ottawa : Santé Canada; 2009. Numéro au catalogue H34-193/2-2008.

(36) Santé Canada. Profil statistique de la santé des Premières nations au Canada - Utilisation des services de santé dans l'Ouest canadien, 2000. Ottawa : Santé Canada; 2009. Numéro au catalogue H34-193/4-2008.

Glossaire

Certains hyperliens donnent accès à des sites d'organismes qui ne sont pas assujettis à la Le lien suivant vous amène à une autre site Web Loi sur les langues officielles. L'information qui s'y trouve est donc dans la langue du site.

Années potentielles de vie perdues : Les années potentielles de vie perdues, un indicateur des écarts de santé, sont calculées en utilisant la définition normalisée de l'Institut canadien d'information sur la santé et sont exprimées sous forme de taux par 100 000 habitants (brut ou normalisé selon l'âge). La vie « potentielle » est perdue lorsqu'une personne meurt avant 75 ans. Par conséquent, les années potentielles de vie perdues d'une personne sont calculées en soustrayant de 75 l'âge au décès. Par exemple, une personne qui meurt à 65 ans a perdu 10 années « potentielles » de vie. Les années potentielles de vie perdues de la population sont calculées en soustrayant de 75 l'âge médian de chaque groupe, et en multipliant le résultat par le nombre de décès dans ce même groupe. Les personnes qui ont plus de 75 ans à leur décès ne contribuent pas aux années potentielles de vie perdues. Les années potentielles de vie perdues peuvent être calculées pour toutes les causes confondues ou pour des causes spécifiques.

Années potentielles de vie perdues normalisées selon l'âge : Des années potentielles de vie perdues normalisées selon l'âge ont été calculées de façon semblable au calcul des taux de mortalité normalisés selon l'âge. Le présent rapport utilise la population-type des Indiens inscrits de 2001 et de 2002, ce qui est contraire à la pratique habituelle. Pour calculer les années potentielles de vie perdues normalisées selon l'âge pour le Canada, le taux spécifique selon l'âge est calculé pour chaque groupe d'âge de la population canadienne. Puis, la moyenne pondérée des taux spécifiques selon l'âge est calculée en faisant la somme [(taux des années potentielles de vie perdues canadiens pour un groupe d'âgei)*(population des Indiens inscrits de 2001-2002 pour un groupe d'âgei)] pour tous les âges, et en divisant cette somme par la population totale des Indiens inscrits de 2001 et de 2002.

Classification internationale des maladies : Le manuel de l'Organisation mondiale de la santé sur la classification internationale des maladies, des lésions et des causes de décès. C'est la norme internationale d'enregistrement des causes de mortalité et de morbidité, et elle est utilisée dans le présent rapport. En plus de la classification des diverses maladies, elle présente une classification distincte des causes externes des lésions et d'empoisonnement.

Dans les réserves : Un terme utilisé pour décrire les Premières nations vivant dans les réserves, notamment sur les terres que le gouvernement fédéral conserve à des fins d'utilisation et d'occupation par un groupe ou une bande indienne.

Dénominateur : La partie inférieure d'une fraction utilisée pour calculer un taux ou un ratio, par exemple, la population à risque dans le calcul d'un taux ou d'un ratio1.

Déterminant : Tout facteur, que ce soit un événement, une caractéristique ou une autre entité définissable, entraînant un changement de l'état de santé ou d'une autre caractéristique définie1.

Écart : La valeur obtenue en soustrayant une quantité d'une autre.

Écart de taux : On obtient l'écart de taux en soustrayant un taux d'un autre taux. L'écart est une valeur absolue. Par exemple, la soustraction d'un taux de mortalité normalisé selon l'âge chez l'ensemble de la population du taux de mortalité normalisé selon l'âge chez la population des Indiens inscrits.

Espérance de vie : L'âge de décès moyen prévu chez les nourrissons nés dans une année quelconque, pourvu que les taux de mortalité spécifiques selon l'âge pour cette même année se maintiennent tout au long de leur vie. C'est donc une valeur hypothétique. L'espérance de vie est calculée à partir de tables de survie, pour lesquelles les seules entrées sont les taux de mortalité spécifiques selon l'âge. Elle peut être comparée de façon valable entre des populations ayant des répartitions d'âge différentes.

Facteur de risque : Un facteur de risque est un facteur lié à une probabilité accrue de contracter une maladie; cela peut être une cause ou simplement un marqueur du risque. Les facteurs liés à une diminution du risque sont des facteurs protecteurs.

Hors réserves : Un terme utilisé pour décrire les personnes, les services ou les objets qui ne font pas partie d'une réserve, mais qui sont liés à une Première nation.

Indien : Indien est un terme utilisé pour décrire tous les peuples autochtones au Canada qui sont ni des Inuits ni des Métis. Les peuples indiens sont représentés par l'un des trois groupes reconnus comme Autochtones dans la Loi constitutionnelle de 1982. La Loi précise que les peuples autochtones du Canada comprennent les Indiens, les Inuits et les Métis. De plus, trois définitions légales visent les Indiens du Canada : les Indiens inscrits, les Indiens non inscrits et les Indiens visés par un traité. Le recensement de la population canadienne utilise le terme « Indien de l'Amérique du Nord » pour identifier cette population.

Indien inscrit : Une personne indienne qui est inscrite en vertu de la Loi sur les Indiens. La Loi établit des exigences visant à déterminer quelles personnes ont un statut d'Indien.

Indien non inscrit : Un Indien non inscrit est une personne indienne qui n'est pas inscrite en vertu de la Loi sur les Indiens. Cela relève peut-être du fait que leurs ancêtres n'ont jamais été inscrits, ou parce qu'il ou elle a perdu son statut d'Indien en vertu des dispositions antérieures de la Loi sur les Indiens.

Intervalle de confiance : Illustre l'erreur aléatoire liée à un taux. Des intervalles de confiance larges laissent croire à une variabilité élevée (faible précision), ainsi, ces taux devraient être interprétés et comparés avec prudence. Les intervalles de confiance peuvent également servir à déterminer si un taux approprié à une population est inférieur, supérieur ou égal, du point de vue statistique, au taux du même indicateur dans une autre population.

Inuit : Peuple autochtone du Nord canadien qui vit au-delà de la limite forestière du Nunavut, des Territoires du Nord-Ouest, du Nord québécois et du Labrador. Le mot signifie « peuple » en inuktitut, la langue inuite.

Loi sur les Indiens : Une loi fédérale canadienne qui établit certaines obligations du gouvernement fédéral envers le peuple des Premières nations. Elle réglemente aussi la gestion des terres des réserves indiennes. La Loi a été modifiée à plusieurs reprises, le plus récemment en 2010.

Métis : Une personne qui s'identifie comme Métis, dont l'histoire relève de la nation Métis, est distincte des autres peuples autochtones et est acceptée par la nation Métis. Pour plus de renseignements, veuillez visiter le Le lien suivant vous amènera à un autre site Web site Web : http://www.metisnation.ca/who/definition.html.

Mortalité : Le nombre de décès attribuables à une maladie quelconque ou à une autre affection chez une population quelconque à un moment précis. Il est souvent exprimé sous forme de taux par 1 000, pour toutes les causes de mortalité confondues, et de taux par 100 000 pour la mortalité spécifique à une cause.

Mort subite du nourrisson : Désigne la mort subite et imprévue d'un nourrisson de moins d'un an qui semble en santé. En règle générale, de tels décès se produisent alors que l'enfant sommeille, et demeurent un mystère même à la suite d'une enquête approfondie. Pour plus de renseignements, veuillez visiter le Le lien suivant vous amènera à un autre site Web site Web : http://www.phac-aspc.gc.ca/dca-dea/prenatal/sids-fra.php.

Numérateur : La partie supérieure d'une fraction, utilisée pour calculer un taux ou un ratio1.

Peuples autochtones : Les descendants des premiers habitants en Amérique du Nord. La Constitution du Canada reconnaît trois groupes de peuples autochtones -- les Indiens, les Métis et les Inuits. Ces trois peuples distincts ont des héritages, des langues, des pratiques culturelles et des croyances spirituelles distincts.

Premières nations : Un terme dont l'usage s'est rependu dans les années 1970 afin de remplacer le mot « Indien », que certains jugeaient offensif. Bien que l'utilisation du terme « Premières nations » soit largement utilisée, il n'existe aucune définition officielle. Plusieurs Indiens ont aussi adopté le terme « Premières nations » pour remplacer le mot « bande » dans le nom de leur collectivité. On qualifie de « Premières nations » tant les Indiens inscrits que les Indiens non inscrits. Le recensement de la population canadienne utilise le terme « Indien de l'Amérique du Nord » pour identifier à la fois les Indiens inscrits que les Indiens non inscrits.

Prévalence : Le nombre de cas d'une maladie donnée ou d'un autre attribut (par exemple, l'usage des drogues, l'obésité) existant dans une population définie pendant une période spécifique2. En règle générale, la prévalence est exprimée en pourcentage.

Projet de loi C-31: Le nom d'une modification de 1985 à la Loi sur les Indiens avant son adoption. La modification visait à éliminer plusieurs dispositions discriminatoires de la Loi sur les Indiens concernant le retrait injuste des peuples des Premières nations du Registre des Indiens, comme le retrait d'une femme des Premières nations et ses enfants si elle devait marier un non-Indien. L'incidence principale du projet de loi C-31 a été la restauration du statut d'Indien pour les personnes qui l'avaient perdu en vertu des dispositions injustes de la Loi. Depuis l'adoption du projet de loi en 1985, environ 105 000 personnes ont repris ou ont acquis leur statut d'Indien.

Ratio : La valeur obtenue en divisant une quantité par une autre; un terme général pour le taux, la proportion, le pourcentage, etc.

Ratio de taux : Calculé en divisant un taux par un autre taux, par exemple en divisant le taux de mortalité normalisé selon l'âge chez les Indiens inscrits par le taux de mortalité normalisé selon l'âge chez l'ensemble de la population. Les ratios sont des comparaisons relatives.

Recensement : Le recensement de la population a été initialement prévu à des fins d'imposition et de service militaire. En règle générale, le recensement d'une population enregistre l'identité de toutes les personnes dans chaque lieu de résidence, y compris l'âge ou la date de naissance, le sexe, l'emploi, l'origine nationale, la langue, l'état civil, le revenu et le lien avec le chef du ménage, en plus des renseignements sur le lieu d'habitation1. Le recensement national de la population fournit le compte des logements et de la population au Canada à tous les cinq ans, mais il offre aussi une gamme de renseignements démographiques, sociaux et économiques sur la population du Canada. Le plus récent recensement a été effectué le 16 mai 2006.

Région : Une zone administrative de Santé Canada - Premières nations et des Inuits qui, dans la plupart des cas, correspond à une province. On regroupe souvent Terre-Neuve-et-Labrador, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick et l'Île-du-Prince-Édouard pour former la région de l'Atlantique. Parallèlement, le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut sont souvent regroupés pour former la région du Nord (anciennement le Secrétariat du Nord).

Registre des Indiens : Le registre des Indiens est le registre officiel du ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien de tous les Indiens inscrits au Canada.

Réserve : Terre que conserve le gouvernement fédéral à des fins d'utilisation et d'occupation par un groupe ou une bande indienne.

Statistiques de l'état civil : Renseignements régulièrement totalisés concernant les naissances, les mariages, les divorces, les séparations et les décès, en fonction de l'enregistrement de ces événements démographiques1.

Statut socioéconomique : La position d'une personne ou d'un groupe à l'intérieur d'une hiérarchie sociale. Le statut socioéconomique est déterminé par des indicateurs tels que l'éducation, le revenu, l'emploi, la richesse et le lieu de résidence, entre autres.

Système de vérification du statut : Le Système de vérification du statut est une base de données administrative exploitée par la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits. Le Système de vérification du statut comprend la population des Premières nations et des Inuits admissibles aux prestations du Programme des services de santé non assurés. Les données sont fondées sur les renseignements fournis par les Affaires indiennes et du Nord canadien, les gouvernements des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut, des organismes inuits tels que la Inuvialuit Regional Corporation, la Nunavut Tunngavik Incorporated, la Labrador Inuit Association et la société Makivik au Québec.

Table de survie : Une technique abrégée utilisée pour décrire le tracé de mortalité et de survie des populations. Les données sur la survie sont les probabilités cummulatives de survie d'un groupe de personnes à un moment précis, tout au long de la vie, et sujettes au taux de mortalité visés spécifiques à l'âge1.

Taux : Un taux est une expression de la fréquence à laquelle un événement se produit au sein d'une population définie pendant une période donnée. Les éléments d'un taux sont le numérateur, le dénominateur, le moment précis pendant lequel l'événement se produit, et en règle générale, un multiplicateur, un pouvoir de 10, qui convertit le taux en un nombre entier. En épidémiologie, le dénominateur est habituellement un nombre de personnes-temps2. Les unités de personnes-temps sont des unités de mesure qui cumule le nombre de personnes à risque et leur période à risque (par exemple, les personnes-année). Le total des unités de personnes-temps est calculé en additionnant le temps à risque de chaque personne au sein d'une population et est utilisé comme dénominateur dans le calcul du taux d'incidence1.

Taux brut : La fréquence d'un événement dans une population entière.

Taux brut de natalité : Calculé en divisant le nombre de naissances vivantes dans une année quelconque par l'estimation de la population des Affaires indiennes et du Nord canadien pour cette même année civile. Le taux est exprimé comme le nombre de naissances vivantes par 1 000 habitants. Puisque ce taux est brut, il est influencé par la répartition de l'âge d'une population. Il est utile pour estimer le taux de croissance d'une population, ainsi que pour planifier les soins de santé génésiques.

Taux d'accroissement naturel : Le taux d'accroissement naturel représente l'évaluation de la croissance d'une population (en absence de migration). Il représente l'écart entre le taux de natalité brut et le taux de mortalité brut.

Taux de fécondité : Calculé en divisant le nombre de naissances vivantes par le nombre de femmes en âge de procréation (de 15 à 44 ans). En règle générale, ce taux est calculé par groupe quinquennal, produisant des taux spécifiques selon l'âge. Il reflète la performance reproductive d'une population, et n'est pas influencé par la répartition de l'âge d'une population s'il est calculé par groupe quinquennal.

Taux de fécondité total : La somme des taux de fécondité spécifiques selon l'âge chez les femmes en âge de procréation (de 15 à 44 ans) pendant une année, et représentant le nombre moyen d'enfants qui naîtraient par femme si toutes les femmes vivaient jusqu'à la fin de la période de procréation et mettaient au monde des enfants au taux spécifique selon l'âge pour cette même année. Il indique à quel point une population se reproduit.

Taux de mortalité infantile : Le nombre de nourrissons qui décèdent dans leur première année de vie pour chaque tranche de 1 000 nouveau-nés. Ce taux est calculé en utilisant diverses méthodes, telles la méthode de cohorte (méthode à privilégier) et celle transversale (méthode habituelle)3. La méthode de cohorte suit un groupe défini de nourrissons pendant un an, dès la naissance, afin de déterminer le nombre de décès. La méthode transversale comprend toutes les naissances vivantes et tous les décès infantiles au cours d'une même année civile.

Taux de mortalité normalisé selon l'âge : Le présent rapport utilise la population-type des Indiens inscrits de 2001 et de 2002, ce qui diffère de la pratique habituelle qui est d'utiliser la population canadienne. Pour calculer les taux de mortalité normalisés selon l'âge pour le Canada, le taux spécifique selon l'âge est calculé pour chaque groupe de la population canadienne. Puis, la moyenne pondérée des taux spécifiques selon l'âge est calculée en fasiant la somme [(taux de mortalité canadiens pour un groupe d'âgei)*(population d'Indiens inscrits de 2001-2002 pour un groupe d'âgei)] pour tous les âges, et en divisant cette somme par la population totale d'Indiens inscrits de 2001 et de 2002.

Taux moyen : Dans le présent rapport, un taux moyen a été calculé en divisant la somme des événements démographiques, par exemple, les décès en 2001 et en 2002, par la somme de la population de 2001 et de 2002. Il est exprimé soit par le nombre de décès par 1 000 habitants, ou par le nombre de décès par 100 000 habitants.

Taux normalisé selon l'âge : Une méthode statistique qui permet de comparer des groupes de personnes ayant des structures d'âge différentes.

Taux spécifique selon l'âge : Le nombre de cas par 100 000 personnes par année, pour un groupe d'âge spécifique (habituellement une plage d'âge étroite). Des groupes d'âge quinquennal sont communément utilisés. Par exemple, le taux de mortalité spécifique selon l'âge.

1 Last, JM. A Dictionary of Epidemiology. 4th edition. New York, USA: Oxford University Press; 2001.

2 Oleckno, WA. Essential Epidemiology, Principles and Applications. Illinois, USA: Waveland Press, Inc.; 2002.

3 Smylie J, Fell D, Ohlsson A; Joint Working Group on First Nations, Indian, Inuit, and Métis Infant Mortality of the Canadian Perinatal Surveillance System. « A Review of Aboriginal Infant Mortality Rates in Canada: Striking and Persistent Aboriginal/non-Aboriginal Inequities ». La revue canadienne de santé publique 2010; 101(2):143-8.

Acronymes utilisés dans le présent rapport

AINC
Affaires indiennes et du Nord canadien
APN
Assemblée des Premières nations
APVP
Années potentielles de vie perdues
ASPC
Agence de la santé publique du Canada
CIM-10
Classification internationale des maladies, version 10
DGRP
Direction générale des régions et des programmes
DGSPNI
Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits
ERA
Écart de risque absolu
ERS
Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations
GTM
Groupe de travail mixte sur la mortalité infantile
IC
Intervalle de confiance
ICIS
Institut canadien d'information sur la santé
LCI
Limite de confiance inférieure
LCS
Limite de confiance supérieure
P-T
Provincial et territorial
SMSN
Syndrome de mort subite du nourrisson
TMI
Taux de mortalité infantile

Annexe 1 : Chapitres et codes de la classification internationale des maladies-10

Le tableau suivant regroupe les chapitres de la classification internationale des maladies-10 et les causes de décès les plus souvent rapportés, à des fins de référence lors de la lecture du rapport.

Chapitre de la CIM-101 Titre du chapitre de la CIM-10 (Exemple) (Nota : Lorsque l'espace est limité dans le rapport, le texte souligné est utilisé) Codes de la CIM-10
1 Certaines maladies infectieuses et parasitaires (p. ex. la tuberculose, le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) A00-B99
2 Tumeurs (p. ex. les tumeurs malignes de l'appareil digestif, les tumeurs bénignes) C00-D48
3 Maladies du sang et des organes hématopoïtiques et certains troubles du système immunitaire (p. ex. les anémies nutritionnelles (l'anémie ferriprive), les anémies hémolytiques [p. ex. la drépanocytose]) D50-D89
4 Maladies endocriniennes, nutritionnelles et métaboliques (p. ex. le diabète sucré, la malnutrition) E00-E90
5 Troubles mentaux et du comportement (p. ex. la schizophrénie, les troubles d'humeur [affectifs]) F00-F99
6 Maladies du système nerveux (p. ex. la paralysie cérébrale, les affections épisodiques et paroxystiques [épilepsie]) G00-G99
7 Maladies de l'œil et de ses annexes (p. ex. le glaucome, les troubles de vision et la cécité) H00-H59
8 Maladies de l'oreille et de l'apophyse mastoide (p. ex. les maladies de l'oreille externe et de l'oreille interne) H60-H95
9 Maladies de l'appareil circulatoire (p. ex. les maladies hypertensives et cérébrovasculaires) I00-I99
10 Maladies de l'appareil respiratoire (p. ex. la grippe et les pneumonies, les infections aigu's des voies respiratoires supérieures) J00-J99
11 Maladies de l'appareil digestif (p. ex. les hernies, les maladies de l'appendice) K00-K93
12 Maladies de la peau et du tissu cellulaire sous-cutané (p. ex. les infections de la peau (cellulite), dermatites et eczéma) L00-L99
13 Maladies du système ostéo-articulaire, des muscles et du tissu conjonctif (p. ex. les arthropathies (polyarthrite rhumatoide), les dorsopathies [scoliose]) M00-M99
14 Maladies de l'appareil génito-urinaire (p. ex. l'insuffisance rénale, les glomérulopathies) N00-N99
15 Grossesse, accouchement et puerpéralité (p. ex. la grossesse se terminant en avortement, les complications du travail et de l'accouchement) O00-O99
16 Certaines affections dont l'origine se situe dans la période périnatale (p. ex. des infections spécifiques de la période périnatale [les maladies virales congénitales], les traumatismes obstétricaux) P00-P96
17 Malformations congénitales et anomalies chromosomiques (p. ex. la fente labiale et la fente palatine, les anomalies chromosomiques) Q00-Q99
18 Symptômes, signes et résultats anormaux d'examens cliniques et de laboratoire, non classés ailleurs (p. ex. les résultats anormaux de l'examen du sang, sans diagnostic) R00-R99
19 Lésions traumatiques, empoisonnements et certaines autres conséquences de causes externes (p. ex. les lésions traumatiques de la tête, les brûlures et les corrosions) S00-T98
20 Causes externes de morbidité et de mortalité (p. ex. les accidents de transport, les noyades accidentelles) V01-Y98
21 Facteurs influant sur l'état de santé et motifs de recours aux services de santé (p. ex. les sujets pouvant courir un risque lié à des maladies transmissibles, les sujets ayant recours aux services de santé pour des motifs liés à la reproduction) Z00-Z99

1 Les données sur les lésions peuvent être analysées à l'aide des chapitres 19 ou 20 de la CIM-10. Le chapitre 19 précise le genre de lésion (codes de la nature de la lésion), tandis que le chapitre 20 précise le mécanisme et l'intention de la lésion. Aux fins du présent rapport, les données afférentes au chapitre 20 sont présentées, plutôt que les codes sur la nature des lésions (chapitre 19), puisqu'elles sont jugées davantage pertinentes à la promotion et à la prévention des blessures. De plus, les données présentées dans le chapitre 21 ont été exclues des analyses. Ces codes sont jugés supplémentaires, et sont utilisés lorsqu'un sujet qui n'est pas malade doit avoir recours aux services de santé pour une raison spécifique ou lorsqu'une circonstance ou un probl?me se manifeste et influe sur l'état de santé d'un sujet, mais ne constitue pas en soi une maladie ou une lésion courante.

Annexe 2 : Intervalles de confiance

Les intervalles de confiance des proportions (p. ex. la répartition du poids à la naissance) ont été calculé à l'aide de la méthode suivante1 :

à ,où

SE(p) = erreur type de p = [p(1-p)/n]
p = r/n
n = taille de l'échantillon
r = nombre de sujets ayant une caractéristique quelconque dans un échantillon de taille n
z1-α/2 = 100(1-α/2) percentile pour la distribution standard normale = 1,96 pour α = 0,05

Les intervalles de confiance des taux bruts spécifiques selon l'âge ont été calculés à l'aide de la méthode suivante2 :

à , où

I = A/R
A = nombre de cas
R = population à risque
z1-α/2 = 100(1-α/2) percentile pour la distribution standard normale

Les intervalles de confiance des taux bruts spécifiques selon l'âge ont été calculés à l'aide de la méthode suivante3 :

, où

(taux normalisé selon l'âge)

cj = pourcentage de la population-type dans le groupe d'âge j
nhj = nombre de personnes ou de personnes-années à risque dans le groupe d'âge j de la population h
ehj = nombre de personnes dans le groupe d'âge j de la population h qui souffrent de l'affection à l'étude

1 Altman DG, Machin D, Bryant TN, Gardner MJ. Statistics with Confidence. Confidence Intervals and Statistical Guidelines. Second Edition. Bristol: BMJ Books; 2000.

2 Ahlbom A. Biostatistics for Epidemiologists. London: Lewis Publishers; 1993.

3 Roberts G. Working with Age-standardized Rates (calculated from administrative data). Pages 2-3. Ottawa: Statistics Canada; 2005.

Annexe 3: Tableaux des statistiques démographiques

Tableau A1. Répartition selon l'âge de la population d'Indiens inscrits au Canada, 1987 et 2002
Groupe d'âge Population Pourcentage de la population Écart absolu
1987 2002 1987 2002
0-4 62 89 75 395 14,4 % 10,5 % -3,9 %
5-9 51 596 76 159 11,8 % 10,6 % -1,2 %
10-14 47 720 75 766 10,9 % 10,6 % -0,3 %
15-19 48 576 65 953 11,1 % 9,2 % -1,9 %
20-24 47 142 58 770 10,8 % 8,2 % -2,6 %
25-29 41 699 55 781 9,5 % 7,8 % -1,8 %
30-34 32 761 58 281 7,5 % 8,1 % 0,6 %
35-39 24 945 57 224 5,7 % 8,0 % 2,3 %
40-44 19 692 51 420 4,5 % 7,2 % 2,7 %
45-49 15 139 40 257 3,5 % 5,6 % 2,2 %
50-54 12 140 29 958 2,8 % 4,2 % 1,4 %
55-59 9 616 22 928 2,2 % 3,2 % 1,0 %
60-64 7 340 16 879 1,7 % 2,4 % 0,7 %
65-69 5 337 12 028 1,2 % 1,7 % 0,5 %
70-74 3 957 8 322 0,9 % 1,2 % 0,3 %
75-79 2 880 5 513 0,7 % 0,8 % 0,1 %
80-84 1 825 3 408 0,4 % 0,5 % 0,1 %
85+ 2 038 3 234 0,5 % 0,5 % 0,0 %
Total 437 302 717 276 100 % 100 %

Nota :
a) La population projetée par le Registre des Indiens en 2002 est calculée au moyen de la population de base tirée du Registre des Indiens au 31 décembre 2000. La population de base a été ajustée en fonction de la déclaration tardive ou de la sous-déclaration des naissances et des décès.
b) En raison de l'arrondissement, les colonnes affichant le pourcentage de la population diffèrent peut-être du total.

Source : Projections de la population des Indiens inscrits, 2000-2021, Affaires indiennes et du Nord canadien, 2002.

Tableau A2. Répartition selon l'âge de la population d'Indiens inscrits au Canada, par sexe, 2002
Groupe d'âge Population Pourcentage de la population Écart absolu
Hommes Femmes Hommes Femmes
0-4 38 611 36 784 10,9 % 10,1 % 0,8 %
5-9 39 123 37 036 11,1 % 10,2 % 0,9 %
10-14 39 161 36 605 11,1 % 10,1 % 1,0 %
15-19 34 039 31 914 9,6 % 8,8 % 0,9 %
20-24 29 774 28 996 8,4 % 8,0 % 0,5 %
25-29 27 988 27 793 7,9 % 7,6 % 0,3 %
30-34 29 104 29 177 8,2 % 8,0 % 0,2 %
35-39 28 043 29 181 7,9 % 8,0 % -0,1 %
40-44 24 448 26 972 6,9 % 7,4 % -0,5 %
45-49 18 452 21 805 5,2 % 6,0 % -0,8 %
50-54 13 592 16 366 3,8 % 4,5 % -0,6 %
55-59 10 134 12 794 2,9 % 3,5 % -0,6 %
60-64 7 276 9 603 2,1 % 2,6 % -0,6 %
65-69 5 058 6 970 1,4 % 1,9 % -0,5 %
70-74 3 534 4 788 1,0 % 1,3 % -0,3 %
75-79 2 235 3 278 0,6 % 0,9 % -0,3 %
80-84 1 300 2 108 0,4 % 0,6 % -0,2 %
85+ 1 215 2 019 0,3 % 0,6 % -0,2 %
Total 353 087 364 189 100 % 100 %

Nota :
a) La population projetée par le Registre des Indiens en 2002 est calculée au moyen de la population de base tirée du Registre des Indiens au 31 décembre 2000. La population de base a été ajustée en fonction de la déclaration tardive ou de la sous-déclaration des naissances et des décès.
b) En raison de l'arrondissement, les colonnes affichant le pourcentage de la population diffèrent peut-?tre du total.

Source : Projections de la population des Indiens inscrits, 2000-2021, Affaires indiennes et du Nord canadien, 2002.

Tableau A3. Répartition selon l'âge de la population d'Indiens inscrits et de la population canadienne, 2002
Groupe d'âge Population Pourcentage de la population Écart absolu
Indiens inscrits Canada Indiens inscrits Canada
0-4 75 395 1 726 552 10,5 % 5,5 % 5,0 %
5-9 76 159 1 982 027 10,6 % 6,3 % 4,3 %
10-14 75 766 2 110 998 10,6 % 6,7 % 3,9 %
15-19 65 953 2 128 803 9,2 % 6,8 % 2,4 %
20-24 58 770 2 161 647 8,2 % 6,9 % 1,3 %
25-29 55 781 2 105 919 7,8 % 6,7 % 1,1 %
30-34 58 281 2 239 188 8,1 % 7,1 % 1,0 %
35-39 57 224 2 553 592 8,0 % 8,1 % -0,1 %
40-44 51 420 2 700 789 7,2 % 8,6 % -1,4 %
45-49 40 257 2 469 690 5,6 % 7,8 % -2,2 %
50-54 29 958 2 151 905 4,2 % 6,8 % -2,7 %
55-59 22 928 1 770 967 3,2 % 5,6 % -2,4 %
60-64 16 879 1 352 644 2,4 % 4,3 % -1,9 %
65-69 12 028 1 143 848 1,7 % 3,6 % -2,0 %
70-74 8 322 1 036 189 1,2 % 3,3 % -2,1 %
75-79 5 513 832 050 0,8 % 2,6 % -1,9 %
80-84 3 408 562 441 0,5 % 1,8 % -1,3 %
85+ 3 234 439 200 0,5 % 1,4 % -0,9 %
Total 717 276 31 468 449 100 % 100 %

Nota :
a) La population projetée par le Registre des Indiens en 2002 est calculée au moyen de la population de base tirée du Registre des Indiens au 31 décembre 2000. La population de base a été ajustée en fonction de la déclaration tardive ou de la sous-déclaration des naissances et des décès.
b) En raison de l'arrondissement, les colonnes affichant le pourcentage de la population diffèrent peut-être du total.

Source : Projections de la population des Indiens inscrits, 2000-2021, Affaires indiennes et du Nord canadien, 2002. Recensement de la population 2001, Statistique Canada, 2001.

Tableau A4. Taux de fécondité spécifiques à l'âge par 1 000, par groupe d'âge de la mère, chez la population d'Indiens inscrits1 et chez l'ensemble de la population2, dans les régions de l'Atlantique et de l'Ouest canadien, 2001-2002 (moyenne)
Groupe d'âge de la mère Indiens inscrits1 (2001-2002) Ensemble de la population2 (2001-2002) ÉTA (IND - CAN) Ratio (IND / CAN)
taux par 1 000 95 % IC (LCI, LCS) taux par 1 000 95 % IC (LCI, LCS)
15-19 106,3 (102,9; 109,8) 19,3 (19,0; 19,7) 87,0 5,5
20-24 181,0 (176,1; 185,8) 62,4 (61,9; 63,0) 118,5 2,9
25-29 144,3 (139,9; 148,8) 98,8 (98,1; 99,5) 45,5 1,5
30-34 88,2 (84,8; 91,7) 87,6 (87,0; 88,3) 0,6 1,0
35-39 38,8 (36,5; 41,1) 34,7 (34,4; 35,1) 4,1 1,1
40-44 7,9 (6,8; 9,0) 5,8 (5,7; 6,0) 2,1 1,4
Taux de fécondité total3 2,8 naissances par femme 1,5 naissances par femme 1,3 1,9

1 Comprend les populations vivant dans les réserves des régions de l'Atlantique, du Manitoba et de la Saskatchewan, et les populations vivant dans les réserves et hors réserves dans les régions de l'Alberta et de la Colombie-Britannique.

2 Comprend les provinces de Terre-Neuve-et-Labrador, de l'Île-du-Prince-Édouard, de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick, du Manitoba, de la Saskatchewan, de l'Alberta et de la Colombie-Britannique.

3 Le taux de fécondité total = [(∑ taux de naissances vivantes)*étendue du groupe d'âge]/1 000; où l'étendue du groupe d'âge est de cinq ans.

Nota : a) Les taux de fécondité spécifiques selon l'âge chez les Indiens inscrits et l'ensemble de la population sont une moyenne des données de natalité pour 2001 et 2002.
b) Les données afférentes à la population des Indiens inscrits excluent 131 naissances en 2001 et 177 naissances en 2002 où l'âge de la mère n'a pas été enregistré.
c) Les données sur l'ensemble de la population ont été extraites en fonction de la résidence de la mère.
d) Les données afférentes à l'ensemble de la population excluent 11 naissances où l'âge de la mère n'a pas été enregistré.
e) ÉTA signifie l'écart de taux absolu; IC signifie l'intervalle de confiance; LCI signifie la limite de confiance inférieure; LCS signifie la limite supérieure de confiance; IND signifie la population des Indiens inscrits dans les régions de l'Atlantique et de l'Ouest canadien; et CAN signifie l'ensemble de la population dans les régions de l'Atlantique et de l'Ouest canadien.
f) Les intervalles de confiance qui ne se chevauchent pas entre les populations sont en caractères gras.

Source : Santé Canada, statistiques internes de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, Santé Canada, 2003. Base canadienne de données sur l'état civil, Canada, 2010.

Tableau A5. Pourcentage des naissances vivantes, par groupe d'âge de la mère, chez la population d'Indiens inscrits1 et chez l'ensemble de la population2, dans les régions de l'Atlantique et de l'Ouest canadien, 2001-2002 (moyenne)
Groupe d'âge de la mère Indiens inscrits1 (2001-2002) Ensemble de la population2 (2001-2002) Écart absolu (IND - CAN) Ratio (IND / CAN)
Pourcentage des naissances vivantes 95% CI (LCI, LCS) Pourcentage des naissances vivantes 95% CI (LCI, LCS)
10-14 0,3 % (0,2; 0,4) 0,1 % (0,0; 0,1) 0,2 % 3,0
15-19 21,6 % (21,0; 22,2) 6,2 % (6,1; 6,3) 15,4 % 3,5
20-24 31,9 % (31,2; 32,6) 19,6 % (19,4; 19,7) 12,3 % 2,6
25-29 24,1 % (23,4; 24,7) 30,2 % (30,1; 30,4) -6,2 % 0,8
30-34 14,7 % (14,2; 15,2) 28,6 % 28,4; 28,7) -13,9 % 0,5
35-39 6,3 % (5,9; 6,6) 13,0 % (12,8; 13,1) -6,7 % 0,5
40-49 1,1 % (1,0; 1,3) 2,4 % (2,3; 2,4) -1,3 % 0,5

1 Comprend les populations vivant dans les réserves des régions de l'Atlantique, du Manitoba et de la Saskatchewan, et les populations hors réserves dans les régions de l'Alberta et de la Colombie-Britannique.

2 Comprend les provinces de Terre-Neuve-et-Labrador, de l'Île-du-Prince-Édouard, de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick, du Manitoba, de la Saskatchewan, de l'Alberta et de la Colombie-Britannique.

Nota :
a) Le pourcentage des naissances vivantes chez les Premières nations et l'ensemble de la population sont une moyenne des données de natalité pour 2001 et 2002.
b) Les données afférentes à la population des Premières nations excluent 131 naissances en 2001 et 177 naissances en 2002 où l'âge de la mère n'a pas été enregistré.
c) Les données sur l'ensemble de la population ont été extraites en fonction de la résidence de la mère.
d) Les données afférentes à l'ensemble de la population excluent 17 naissances où l'âge de la mère n'a pas été enregistré ou était invalide.
e) IC signifie l'intervalle de confiance; LCI signifie la limite de confiance inférieure; LCS signifie la limite supérieure de confiance; IND signifie la population des Indiens inscrits dans les régions de l'Atlantique et de l'Ouest canadien; et CAN signifie l'ensemble de la population dans les régions de l'Atlantique et de l'Ouest canadien.
f) Les intervalles de confiance qui ne se chevauchent pas entre les populations sont en caractères gras.

Source : Santé Canada, statistiques internes de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, Santé Canada, 2003. Base canadienne de données sur l'état civil, Statistique Canada, 2010.

Tableau A6. Taux de mortalité spécifiques selon l'âge par 100 000, chez les (a) hommes et chez les (b) femmes, pour la population d'Indiens inscrits1 et l'ensemble de la population2, dans l'Ouest canadien, 2001-2002 (moyenne)


Hommes
Groupe d'âge Hommes Indiens inscrits décès par 100 000(95 % IC; LCI, LCS) Hommes dans l'ensemble de la population décès par 100 000(95 % IC; LCI, LCS) ÉTAIND - CAN RatioIND / CAN % des décès en sur nombre
0-4 263,4 (213,9; 312,8) 144,6 (134,5; 154,6) 118,8 1,8 4,5
5-9 31,2 (14,2; 48,2) 14,9 (11,9; 18,0) 16,3 2,1 0,6
10-14 34,6 (16,5; 52,7) 18,5 (15,2; 21,8) 16,1 1,9 0,6
15-19 276,9 (221,5; 332,3) 76,7 (70,1; 83,2) 200,2 3,6 6,3
20-24 370,0 (300,6; 439,5) 99,5 (91,9; 107,0) 270,5 3,7 7,2
25-29 306,0 (240,2; 371,8) 89,9 (82,6; 97,2) 216,1 3,4 5,3
30-34 360,6 (288,9; 432,4) 118,2 (110,1; 126,4) 242,4 3,1 5,9
35-39 424,4 (343,6; 505,2) 142,2 (133,7; 150,7) 282,2 3,0 6,4
40-44 626,5 (520,4; 732,6) 190,4 (180,9; 200,0) 436,1 3,3 8,5
45-49 913,0 (7 63,9; 1 062,1) 289,6 (277,3; 302,0) 623,4 3,2 8,9
50-54 1 163,2 (9 66,2; 1 360,1) 429,8 (413,6; 446,1) 733,4 2,7 7,7
55-59 1 454,7 (1 198,7; 1 710,8) 683,6 (660,1; 707,1) 771,1 2,1 6,0
60-64 2 193,1 (1 821,8; 2 564,5) 1 122,1 (1 087,8; 1 156,4) 1 071,0 2,0 5,9
65-69 3 914,6 (3 317,3; 4 511,9) 1 798,4 (1 751,9; 1 844,9) 2 116,2 2,2 8,1
70-74 6 230,6 (5 322,9; 7 138,4) 2 888,3 (2 825,4; 2 951,3) 3 342,3 2,2 8,8
75-79 9 266,9 (7 821,9; 10 711,8) 4 788,8 (4 695,0; 4 882,6) 4 478,1 1,9 6,9
80-84 10 846,0 (8 720,2; 12 971,8) 7 936,3 (7 783,4; 8 089,3) 2 909,7 1,4 2,4
85+ 15 462,4 (12 532,6; 18 392,3) 16 477,8 (16 212,1; 16 743,5) -1 015,4 0,9 s/o

1 Comprend les populations vivant dans les réserves des régions du Manitoba et de la Saskatchewan, et les populations vivant dans les réserves et hors réserves dans les régions de l'Alberta et de la Colombie-Britannique.

2 Comprend les provinces du Manitoba, de la Saskatchewan, de l'Alberta et de la Colombie-Britannique.

Nota :
a) Les taux de mortalité spécifiques selon l'âge chez les Indiens inscrits et l'ensemble de la population sont une moyenne des données sur les décès de 2001 et 2002.
b) Les données afférentes à l'ensemble de la population ont été extraites en fonction du lieu de résidence habituel de la personne décédée.
c) ÉTA signifie l'écart de taux absolu; IC signifie l'intervalle de confiance; LCI signifie la limite de confiance inférieure; LCS signifie la limite supérieure de confiance; IND signifie la population d'Indiens inscrits dans les régions de l'Ouest canadien; et CAN signifie l'ensemble de la population dans les régions de l'Ouest canadien, s/o signifie sans objet puisque le nombre de décès observés est plus élevé que le nombre de décès prévus.
d) Les intervalles de confiance qui ne se chevauchent pas entre les populations sont en caractères gras.
e) Le pourcentage (%) des décès en surnombre = (nombre de décès observés chez les IND et le nombre de décès prévus chez les IND)/(nombre de décès observés chez les IND et nombre de décès prévus chez les IND), à le nombre de décès prévus chez les IND = le taux de mortalité CAN*population des IND.

Source : Santé Canada, statistiques internes de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, Santé Canada, 2003. Base canadienne de données sur l'état civil, Statistique Canada, 2010.

Femmes
Groupe d'âge Femmes Indiennes inscrites décès par 100 000(95 % IC; LCI, LCS) Femmes dans l'ensemble de la population décès par 100 000(95 % IC; LCI, LCS) ÉTAIND - CAN RatioIND / CAN % de décès en surnombre
0-4 235,7 (187,8; 283,6) 113.,5 (104,4; 122,6) 122,2 2,1 5,4
5-9 23,0 (8,0; 38,1) 10,0 (7,5; 12,6) 13,0 2,3 0,6
10-14 57,6 (33,6; 81,7) 14,9 (11,9; 17,9) 42,8 3,9 1,8
15-19 92,1 (59,1; 125,0) 36,6 (32,0; 41,3) 55,4 2,5 2,0
20-24 138,4 (94,9; 181,8) 41,2 (36,3; 46,2) 97,1 3,4 3,1
25-29 195,0 (142,0; 248,0) 37,0 (32,2; 41,8) 158,0 5,3 4,7
30-34 233,4 (175,3; 291,6) 51,8 (46,3; 57,3) 181,6 4,5 5,4
35-39 324,9 (255,4; 394,4) 84,3 (77,7; 90,8) 240,7 3,9 7,0
40-44 377,9 (298,1; 457,8) 112,6 (105,2; 120,0) 265,3 3,4 6,8
45-49 628,1 (510,7; 745,4) 177,7 (168,0; 187,4) 450,4 3,5 8,9
50-54 794,2 (639,3; 949,1) 272,0 (259,0; 285,0) 522,3 2,9 7,5
55-59 1 203,3 (984,3; 1 422,3) 445,8 (426,8; 464,9) 757,5 2,7 8,2
60-64 1 728,9 (1 424,6; 2 033,3) 716,7 (689,6; 743,9) 1 012,2 2,4 8,2
65-69 3 042,1 (2 553,6; 3 530,5) 1 077,0 (1 041,5; 1 112,5) 1 965,1 2,8 10,8
70-74 3 642,7 (3 006,6; 4 278,7) 1 699,1 (1 653,1; 1 745,1) 1 943,6 2,1 7,6
75-79 6 399,3 (5 346,7; 7 451,8) 2 909,2 (2 845,1; 2 973,3) 3 490,1 2,2 8,7
80-84 6 145,7 (4 807,3; 7 484,1) 5 133,9 (5 035,6; 5 232,2) 1 011,8 1,2 1,5
85+ 14 431,2 (12 261,9; 16 600,6) 13 081,0 (12 917,6; 13 244,5) 1 350,2 1,1 1,8

1 Comprend les populations vivant dans les réserves des régions du Manitoba et de la Saskatchewan, et les populations vivant dans les r?serves et hors réserves dans les régions de l'Alberta et de la Colombie-Britannique.

2 Comprend les provinces du Manitoba, de la Saskatchewan, de l'Alberta et de la Colombie-Britannique.

Nota :
a) Les taux de mortalité spécifiques selon l'âge chez les Indiens inscrits et l'ensemble de la population sont une moyenne des données sur les décés de 2001 et 2002.
b) Les données afférentes à l'ensemble de la population ont été extraites en fonction du lieu de résidence habituel de la personne décédée.
c) ÉTA signifie l'écart de taux absolu; IC signifie l'intervalle de confiance; LCI signifie la limite de confiance inférieure; LCS signifie la limite supérieure de confiance; IND signifie la population d'Indiens inscrits dans les régions de l'Ouest canadien; et CAN signifie l'ensemble de la population dans les régions de l'Ouest canadien, s/o signifie sans objet puisque le nombre de décés observés est plus élevé que le nombre de décés prévus.
d) Les intervalles de confiance qui ne se chevauchent pas entre les populations sont en caractéres gras.
e) Le pourcentage (%) des décés en surnombre = (nombre de décés observés chez les IND é le nombre de décés prévus chez les IND)/(nombre de décés observés chez les IND é nombre de décés prévus chez les IND), oé le nombre de décés prévus chez les IND = le taux de mortalité CAN*population des IND.

Source : Santé Canada, statistiques internes de la Direction générale de la santé des Premiéres nations et des Inuits, Santé Canada, 2003. Base canadienne de données sur l'état civil, Statistique Canada, 2010.

Tableau A7. Taux de mortalité spécifiques selon l'âge par 100 000, par sexe, chez les Indiens inscrits1, dans l'Ouest canadien, 2001-2002 (moyenne)
Groupe d'âge Hommes Indiens inscrits décès par 100 000(95 % IC; LCI, LCS) Femmes Indiennes inscrites décès par 100 000(95 % IC; LCI, LCS) ÉTAHommes - Femmes RatioHommes / Femmes
0-4 263,4 (213,9; 312,8) 235,7 (187,8; 283,6) 27,7 1,1
5-9 31,2 (14,2; 48,2) 23,0 (8,0; 38,1) 8,2 1,4
10-14 34,6 (16,5; 52,7) 57,6 (33,6; 81,7) -23,1 0,6
15-19 276,9 (221,5; 332,3) 92,1 (59,1; 125,0) 184,8 3,0
20-24 370,0 (300,6; 439,5) 138,4 (94,9; 181,8) 231,7 2,7
25-29 306,0 (240,2; 371,8) 195,0 (142,0; 248,0) 111,0 1,6
30-34 360,6 (288,9; 432,4) 233,4 (175,3; 291,6) 127,2 1,5
35-39 424,4 (343,6; 505,2) 324,9 (255,4; 394,4) 99,5 1,3
40-44 626,5 (520,4; 732,6) 377,9 (298,1; 457,8) 248,6 1,7
45-49 913,0 (763,9; 1 062,1) 628,1 (510,7; 745,4) 284,9 1,5
50-54 1 163,2 (966,2; 1 360,1) 794,2 (639,3; 949,1) 369,0 1,5
55-59 1 454,7 (1 198,7; 1 710,8) 1 203,3 (984,3; 1 422,3) 251,4 1,2
60-64 2 193,1 (1 821,8; 2 564,5) 1 728,9 (1 424,6; 2 033,3) 464,2 1,3
65-69 3 914,6 (3 317,3; 4 511,9) 3 042,1 (2 553,6; 3 530,5) 872,5 1,3
70-74 6 230,6 (5 322,9; 7 138,4) 3 642,7 (3 006,6; 4 278,7) 2 588,0 1,7
75-79 9 266,9 (7 821,9; 10 711,8) 6 399,3 (5 346,7; 7 451,8) 2 867,6 1,5
80-84 10 846,0 (8 720,2; 12 971,8) 6 145,7 (4 807,3; 7 484,1) 4 700,3 1,8
85+ 15 462,4 (12 532,6; 18 392,3) 14 431,2 (12 261,9; 16 600,6) 1 031,2 1,1

1 Comprend les populations vivant dans les réserves des régions du Manitoba et de la Saskatchewan, et les populations vivant dans les réserves et hors réserves dans les régions de l'Alberta et de la Colombie-Britannique.

Nota :
a) Les taux de mortalité spécifiques selon l'âge et par sexe chez les Indiens inscrits sont une moyenne des décès en 2001 et 2002.
b) ÉTA signifie l'écart de taux absolu; IC signifie l'intervalle de confiance; LCI signifie la limite de confiance inférieure; LCS signifie la limite supérieure de confiance.
c) Les intervalles de confiance qui ne se chevauchent pas entre les sexes sont en caractères gras.

Source : Santé Canada, statistiques internes de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, Santé Canada, 2003.

Tableau A8. Principales causes de décès1 (taux bruts par 100 000), par sexe, chez les Indiens inscrits2, dans l'Ouest canadien, 2001-2002 (moyenne)
Titre du chapitre de la CIM-10 (Numéro du chapitre de la CIM-10) Décès par 100 000 habitants (95 % IC; LCI, LCS)
Hommes Femmes Les deux sexes
Causes externes de morbidité et de mortalité (20) 173,6 (159,6; 187,6) 82,5 (72,8; 92,2) 128,1 (119,6; 136,6)
Maladies de l'appareil circulatoire (9) 107,5 (96,5; 118,5) 90,5 (80,3; 100,6) 99,0 (91,5; 106,5)
Tumeurs (2) 73,1 (64,1; 82,2) 79,0 (69,5; 88,4) 76,0 (69,5; 82,6)
Maladies de l'appareil digestif (11) 31,7 (25,7; 37,7) 38,0 (31,4; 44,6) 34,9 (30,4; 39,3)
Maladies de l'appareil respiratoire (10) 40,0 (33,2; 46,7) 29,2 (23,4; 34,9) 34,6 (30,1; 39,0)
Maladies endocriniennes, nutritionnelles et métaboliques (4) 31,1 (25,2; 37,1) 24,2 (18,9; 29,4) 27,7 (23,7; 31,6)
Certaines maladies infectieuses et parasitaires (1) 14,4 (10,4; 18,4) 18,9 (14,2; 23,5) 16,6 (13,6; 19,7)
Troubles mentaux et du comportement (5) 16,5 (12,1; 20,8) 11,2 (7,6; 14,8) 13,8 (11,0; 16,6)
Maladies de l'appareil génito-urinaire (14) 10,6 (7,1; 14,0) 12,7 (8,9; 16,5) 11,6 (9,1; 14,2)
Maladies du système nerveux (6) 10,6 (7,1; 14,0) 8,2 (5,2; 11,3) 9,4 (7,1; 11,7)
Certaines affections dont l'origine se situe dans la période périnatale (16) 7,6 (4,7; 10,6) 8,5 (5,4; 11,7) 8,1 (6,0; 10,2)
Malformations congénitales et anomalies chromosomiques (17) 8,8 (5,7; 12,0) 7,1 (4,2; 9,9) 7,9 (5,8; 10,1)
Symptomes, signes et résultats anormaux d'examens cliniques et de laboratoire (18) 10,9 (7,4; 14,4) 5,0 (2,6; 7,4) 7,9 (5,8; 10,1)
Maladies du système ostéo-articulaire, des muscles et du tissu conjonctif (13) 3,5 (1,5; 5,5) 9,4 (6,2; 12,7) 6,5 (4,6; 8,4)
Maladies du sang et des organes hématopoiétiques (3) 3,8 (1,7; 5,9) 2,1 (0,5; 3,6) 2,9 (1,7; 4,2)
Maladies de la peau et du tissu cellulaire sous-cutané (12) ND ND 0,9 (0,2; 1,6)
Grossesse, accouchement et puerpéralité (15) ND ND ND
Maladies de l'œil et de ses annexes (7) ND ND ND
Maladies de l'oreille et de l'apophyse mastoide (8) ND ND ND
Inconnu 45,8 (38,6; 53,0) 41,8 (35,0; 48,7) 43,8 (38,9; 48,8)
Total 589,9 (564,1; 615,7) 470,2 (447,2; 493,3) 530,1 (512,8; 547,4)

1 Pour obtenir une description des chapitres de la CIM-10, veuillez consulter l'Annexe 1; seulement 19 des 21 chapitres de la CIM-10 ont été utilisés dans la présente analyse.

2 Comprend les populations vivant dans les réserves des régions du Manitoba et de la Saskatchewan, et les populations vivant dans les réserves et hors réserves dans les régions de l'Alberta et de la Colombie-Britannique.

Nota :
a) Les taux de mortalité bruts chez les Indiens inscrits sont une moyenne des données sur la mortalité de 2001 et de 2002.
b)Le classement est fondé sur les taux de mortalités bruts (décès par 100 000 habitants) pour toute la population des Indiens inscrits en 2001 et en 2002.
c)IC signifie l'intervalle de confiance; LCI signifie la limite de confiance inférieure; LCS signifie la limite supérieure de confiance; et ND signifie non déclaré puisque la taille de l'échantillon est trop faible pour fournir une estimation stable.
d) Les intervalles de confiance qui ne se chevauchent pas entre les sexes sont en caractères gras.

Source : Santé Canada, statistiques internes de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, Santé Canada, 2003.

Tableau A9. Principales causes de décès1 (taux normalisés selon l'âge par 100 000), chez les deux sexes, des Indiens inscrits2 et l'ensemble de la population3, dans l'Ouest canadien, 2001-2002 (moyenne)
Titre du chapitre de la CIM-10 (Numéro du chapitre de la CIM-10)4 OBS(n) Taux de mortalité par 100 000 95 % IC (LCI, LCS) PR(n) SUR(n) ÉTAIND - CAN(Rang) RatioIND / CAN(Rang) % de décès en surnombre
IND CAN
Causes externes de morbidité et de mortalité (20) 871 128,1(119,6; 136,6) 37,0(36,1; 37,9) 251 620 91,1 (1) 3,5 (6) 37,0
Maladies de l'appareil circulatoire (9) 673 99,0(91,5; 106,5) 63,9(63,3; 64,6) 435 238 35,1 (2) 1,5 (11) 14,2
Tumeurs (2) 517 76,0(69,5; 82,6) 65,8(65,0; 66,6) 448 69 10,2 (7) 1,2 (13) 4,1
Maladies de l'appareil digestif (11) 237 34,9(30,4; 39,3) 9,0(8,7; 9,3) 61 176 25,9 (3) 3,9 (3) 10,5
Maladies de l'appareil respiratoire (10) 235 34,6(30,1; 39,0) 15,1(14,8; 15,4) 103 132 19,5 (4) 2,3 (9) 7,9
Maladies endocriniennes, nutritionnelles et métaboliques (4) 188 27,7(23,7; 31,6) 8,4(8,1; 8,7) 57 131 19,3 (5) 3,3 (7) 7,8
Certaines maladies infectieuses et parasitaires (1) 113 16,6(13,6; 19,7) 4,1(3,9; 4,4) 28 85 12,5 (6) 4,0 (2) 5,1
Troubles mentaux et du comportement (5) 94 13,8(11,0; 16,6) 4,8(4,6; 5,0) 33 61 9,0 (8) 2,9 (8) 3,6
Maladies de l'appareil génito-urinaire (14) 79 11,6(9,1; 14,2) 3,3(3,1; 3,4) 22 57 8,4 (9) 3,6 (5) 3,4
Maladies du système nerveux (6) 64 9,4(7,1; 11,7) 8,8(8,5; 9,1) 60 4 0,6 (14) 1,1 (14) 0,2
Certaines affections dont l'origine se situe dans la période périnatale (16) 55 8,1(6,0; 10,2) 6,1(5,6; 6,6) 41 14 2,0 (13) 1,3 (12) 0,8
Malformations congénitales et anomalies chromosomiques (17) 54 7,9(5,8; 10,1) 5,1(4,6; 5,5) 35 19 2,9 (11) 1,6 (10) 1,1
Symptômes, signes et résultats anormaux d'examens cliniques et de laboratoire (18) 54 7,9(5,8; 10,1) 5,1(4,7; 5,4) 34 20 2,9 (11) 1,6 (10) 1,2
Maladies du système ostéo-articulaire, des muscles et du tissu conjonctif (13) 44 6,5(4,6; 8,4) 1,5(1,4; 1,7) 10 34 4,9 (10) 4,2 (1) 2,0
Maladies du sang et des organes hématopoïétiques (3) 20 2,9(1,7; 4,2) 0,8(0,7; 0,9) 5 15 2,1 (12) 3,6 (4) 0,8
Total5 3 604 530,1(512,8; 547,4) 239,1(237,4; 240,8) 1 625 1 979 291,1 2,2 291,0

1 Pour obtenir une description des chapitres de la CIM-10, veuillez consulter l'Annexe 1; seulement 19 des 21 chapitres de la CIM-10 ont été utilisés dans la présente analyse.

2 Comprend les populations vivant dans les réserves des régions du Manitoba et de la Saskatchewan, et les populations vivant dans les réserves et hors réserves dans les régions de l'Alberta et de la Colombie-Britannique.

3 Comprend les provinces du Manitoba, de la Saskatchewan, de l'Alberta et de la Colombie-Britannique.

4 En raison de la petite taille des échantillons, les chapitres suivants ne sont pas présentés, notamment « Maladies de l'?il et de ses annexes » (7), « Maladies de l'oreille et de l'apophyse mastoîde » (8), « Maladies de la peau et du tissu cellulaire sous-cutané » (12), et « Grossesse, accouchement et puerpéralité » (15). Les décès dont la cause est inconnue sont exclus.

5 La rangée du total comprend les 19 chapitres.

Nota :
a) Les taux sont normalisés en fonction la population d'Indiens inscrits de 2001-2002 dans l'Ouest canadien.
b) Les taux de mortalité chez les Indiens inscrits et l'ensemble de la population sont une moyenne des données sur les décès de 2001 et de 2002.
c) Le classement est fondé sur les taux de mortalité bruts (nombre de décès par 100 000 habitants) pour toute la population d'Indiens inscrits en 2001 et en 2002.
d) ÉTA signifie l'écart de taux absolu; IC signifie l'intervalle de confiance; LCI signifie la limite de confiance inférieure; LCS signifie la limite supérieure de confiance; IND signifie la population d'Indiens inscrits des régions de l'Ouest canadien; et CAN signifie l'ensemble de la population dans les régions de l'Ouest canadien, (n) signifie le nombre de décès; OBS signifie le nombre de décès observés; PR signifie le nombre de décès prévus; et SUR signifie le nombre de décès en surnombre.
e) En raison de l'exclusion des chapitres avec un faible nombre d'observations, les colonnes n'égaleront peut-être pas le total.
f) Les intervalles de confiance qui ne se chevauchent pas entre les populations sont en caractères gras.
g) Le pourcentage (%) de tous les décès en surnombre = (le nombre de décès observés chez les IND - le nombre de décès prévus chez les IND)/∑(le nombre de décès observés chez les IND - le nombre prévu de décès chez les IND), où le nombre de décès prévus chez les IND = le taux de mortalité CAN*la population des IND. Le calcul comprend uniquement les chapitres inscrits au tableau. Les chapitres affichant moins de décès chez les Indiens inscrits que chez l'ensemble de la population sont exclus du calcul.

Source : Santé Canada, statistiques internes de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, Santé Canada, 2003. Base canadienne de données sur l'état civil, Statistique Canada, 2010.

Tableau A10. Années potentielles de vie perdues (APVP) par 100 000, par sexe et cause de décès1, chez les Indiens inscrits2, dans l'Ouest canadien, 2001-2002 (moyenne)
Titre du chapitre de la CIM-10 (Numéro du chapitre de la CIM-10)3 Taux des APVP par 100 00095 % IC (LCI, LCS) ÉTAHommes - Femmes Ratio Hommes/ Femmes
Hommes Femmes Les deux sexes
Causes externes de morbidité et de mortalité (20) 7 052,6 (6 963,0; 7 142,3) 3 357,6 (3 295,5; 3 419,7) 5 211,8 (5 157,2; 5 266,4) 3 695,0 2,1
Tumeurs (2) 919,1 (886,7; 951,4) 1 169,0 (1 132,4; 1 205,7) 1 043,6 (1 019,2; 1 068,0) -249,9 0,8
Maladies de l'appareil circulatoire (9) 1 138,5 (1 102,4; 1 174,5) 745,7 (716,6; 775,2) 942,8 (919,6; 966,0) 392,8 1,5
Maladies de l'appareil digestif (11) 642,9 (615,8; 669,9) 745,9 (716,6; 775,2) 694,2 (674,3; 714,1) -103,0 0,9
Certaines affections dont l'origine se situe dans la période périnatale (16) 564,6 (539,2; 589,9) 634,3 (607,3; 661,3) 599,3 (580,8; 617,8) -69,7 0,9
Malformations congénitales et anomalies chromosomiques (17) 602,7 (576,5; 628,9) 451,7 (429,0; 474,5) 527,5 (510,1; 544,9) 151,0 1,3
Maladies de l'appareil respiratoire (10) 471,8 (448,7; 495,0) 410,3 (388,6; 432,0) 441,2 (425,3; 457,1) 61,5 1,1
Certaines maladies infectieuses et parasitaires (1) 381,6 (360,7; 402,5) 458,9 (435,9; 481,8) 420,1 (404,6; 435,6) -77,3 0,8
Maladies endocriniennes, nutritionnelles et métaboliques (4) 448,9 (426,3; 471,5) 276,1 (258,3; 293,9) 362,8 (348,4; 377,2) 172,8 1,6
Symptômes, signes et résultats anormaux d'examens cliniques et de laboratoire (18) 490,5 (466,8; 514,1) 222,2 (206,3; 238,2) 356,8 (342,6; 371,1) 268,3 2,2
Troubles mentaux et de comportement (5) 379,0 (358,2; 399,7) 202,4 (187,2; 217,7) 291,0 (278,1; 303,9) 176,6 1,9
Maladies du système nerveux (6) 300,2 (281,7; 318,7) 241,4 (224,7; 258,0) 270,9 (258,5; 283,4) 58,8 1,2
Maladies de l'appareil génito-urinaire (14) 122,4 (110,6; 134,2) 132,4 (120,1; 144,8) 127,4 (118,8; 135,9) -10,0 0,9
Maladies du système ostéo-articulaire, des muscles et du tissu conjonctif (13) 37,1 (30,6; 43,6) 156,9 (143,4; 170,3) 96,8 (89,3; 104,2) -119,8 0,2
Maladies du sang et des organes hématopoïétiques (3) 70,7 (61,7; 79,6) 31,4 (25,4; 37,4) 51,1 (45,7; 56,5) 39,3 2,3
Total4 14 796,2 (14 666,3; 14 926,0) 10 135,8 (10 028,0; 10 243,7) 12 474,4 (12 390,0; 12 558,9) 4 660,4 1,5

1 Pour obtenir une description des chapitres de la CIM-10, veuillez consulter l'Annexe 1; seulement 19 des 21 chapitres de la CIM-10 ont été utilisés dans la présente analyse.

2 Comprend les populations vivant dans les réserves des régions du Manitoba et de la Saskatchewan, et les populations vivant dans les réserves et hors réserves dans les régions de l'Alberta et de la Colombie-Britannique.

3 En raison de la petite taille des échantillons, les chapitres suivants ne sont pas présentés : « Maladies de l'œil et de ses annexes » (7), « Maladies de l'oreille et de l'apophyse mastoïde » (8), «Maladies de la peau et du tissu cellulaire sous-cutané » (12), et « Grossesse, accouchement et puerpéralité » (15). Les décès dont la cause est inconnue sont exclus.

4 La rangée du total comprend les 19 chapitres.

Nota :
a) Les taux des APVP chez les Indiens inscrits sont une moyenne des données sur les décès de 2001 et de 2002.
b) ÉTA signifie l'écart de taux absolu; IC signifie l'intervalle de confiance; LCI signifie la limite de confiance inférieure; LCS signifie la limite supérieure de confiance.
c) En raison de l'exclusion des catégories dont les observations étaient minimes, les colonnes n'égaleront peut-?tre pas le total.
d) Les intervalles de confiance qui ne se chevauchent pas entre les sexes sont en caractères gras.

Source : Santé Canada, statistiques internes de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, Santé Canada, 2003.

Tableau A11. Années potentielles de vie perdues normalisées selon l'âge1, chez les Indiens inscrits2 et l'ensemble de la population3, dans l'Ouest canadien, 2001-2002 (moyenne)
Titre du chapitre de la CIM-10 (Numéro du chapitre de la CIM-10)4 Taux des APVP par 100 00095 % CI (LCI, LCS) ÉTAIND - CAN(Rang) RatioIND / CAN(Rang) % des APVP en surnombre
Indiens inscrits Ensemble de la population
Causes externes de morbidité et de mortalité (20) 5 211,8(5 157,2; 5 266,4) 1 474,3(1 468,2; 1 480,3) 3 737,5 (1) 3,5 (7) 53,8
Tumeurs (2) 1 043,6(1 019,2; 1 068,0) 834,6(831,0; 838,2) 209,0 (8) 1,3 (15) 3,0
Maladies de l'appareil circulatoire (9) 942,8(919,6; 966,0) 459,8(457,2; 462,5) 483,0 (3) 2,1 (10) 6,9
Maladies de l'appareil digestif (11) 694,2(674,3; 714,1) 132,2(130,7; 133,8) 562,0 (2) 5,2 (4) 8,4
Certaines affections dont l'origine se situe dans la période périnatale (16) 599,3(580,8; 617,8) 449,2(444,8; 453,6) 150,1 (10) 1,3 (14) 2,2
Malformations congénitales et anomalies chromosomiques (17) 527,5(510,1; 544,9) 339,3(335,6; 343,1) 188,2 (9) 1,6 (13) 2,7
Maladies de l'appareil respiratoire (10) 441,2(425,3; 457,1) 115,6(114,0; 117,3) 325,5 (4) 3,8 (6) 4,7
Certaines maladies infectieuses et parasitaires (1) 420,1(404,6; 435,6) 100,3(98,9; 101,9) 319,7 (5) 4,2 (5) 4,6
Maladies endocriniennes, nutritionnelles et métaboliques (4) 362,8(348,4; 377,2) 117,1(115,5; 118,7) 245,7 (6) 3,1 (9) 3,5
Symptômes, signes et résultats anormaux d'examens cliniques et de laboratoire (18) 356,8(342,6; 371,1) 211,7(209,0; 214,4) 145,2 (11) 1,7 (12) 2,1
Troubles mentaux et de comportement (5) 291,0(278,1; 303,9) 52,4(51,5; 53,4) 238,6 (7) 5,6 (2) 3,4
Maladies du système nerveux (6) 270,9(258,5; 283,4) 145,4(143,4; 147,4) 125,5 (12) 1,9 (11) 1,8
Maladies de l'appareil génito-urinaire (14) 127,4(118,8; 135,9) 21,0(20,4; 21,6) 106,4 (13) 6,1 (1) 1,5
Maladies du système ostéo-articulaire, des muscles et du tissu conjonctif (13) 96,8(89,3; 104,2) 18,1(17,5; 18,7) 78,7 (14) 5,3 (3) 1,1
Maladies du sang et des organes hématopoïétiques (3) 51,1(45,7; 56,5) 15,2(14,6; 15,8) 35,9 (15) 3,4 (8) 0,5
Total5 12 474,4(12 390,0; 12 558,9) 4 490,6(4 480,0; 4 501,2) 7 983,8 2,8

1 Pour obtenir une description des chapitres de la CIM-10, veuillez consulter l'Annexe 1; seulement 19 des 21 chapitres de la CIM-10 ont été utilisés dans la présente analyse.

2 Comprend les populations vivant dans les réserves des régions du Manitoba et de la Saskatchewan, et les populations vivant dans les réserves et hors réserves dans les régions de l'Alberta et de la Colombie-Britannique.

3 Comprend les provinces du Manitoba, de la Saskatchewan, de l'Alberta et de la Colombie-Britannique.

4 En raison de la petite taille des échantillons, les chapitres suivants ne sont pas présentés, notamment « Maladies de l'oeil et de ses annexes » (7), « Maladies de l'oreille et de l'apophyse mastoîde » (8), « Maladies de la peau et du tissu cellulaire sous-cutané » (12), et « Grossesse, accouchement et puerpéralité » (15). Les décès dont la cause est inconnue sont exclus.

5 La rangée du total comprend les 19 chapitres.

Nota :
a) Les taux des APVP chez les Indiens inscrits et l'ensemble de la population sont une moyenne des données sur les décès de 2001 et de 2002.
b) ÉTA signifie l'écart de taux absolu; IC signifie l'intervalle de confiance; LCI signifie la limite de confiance inférieure; LCS signifie la limite supérieure de confiance; IND signifie la population d'Indiens inscrits des régions de l'Ouest canadien; et CAN signifie l'ensemble de la population dans les régions de l'Ouest canadien,
c) En raison de l'exclusion des chapitres dont les observations étaient minimes, les colonnes n'égaleront peut-être pas le total.
d) Les intervalles de confiance qui ne se chevauchent pas entre les populations sont en caractères gras.
e) le pourcentage (%) du surnombre d'APVP = (APVP observées chez les IND - APVP prévues chez les IND)/∑(APVP observées chez les IND - APVP prévues chez les IND), où le nombre de décès prévus chez les IND = le taux des APVP CAN*la population des IND. Le calcul comprend uniquement les chapitres présentés dans le tableau. Les chapitres affichant moins de décès chez les Indiens inscrits que chez l'ensemble de la population canadienne ont été exclus du présent calcul.

Source : Santé Canada, statistiques internes de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, Santé Canada, 2003. Base canadienne de données sur l'état civil, Statistique Canada, 2010.

Remerciements

Le présent rapport est le résultat du travail ardu et du dévouement de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, la Direction générale des régions et des programmes, l'Assemblée des Premières nations, Affaires indiennes et du Nord canadien, l'Agence de la santé publique du Canada et du groupe de travail technique des données sur la santé, qui comprend les organismes suivants.

Santé canada, siège sociale de la direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (région de la nationale capitale)

Division de l'information, de l'analyse et de la recherche sur la santé
Diane Badger, Emily De Rubeis, Rene Dion, Julie Fontaine, Karin Johnson, Cassandra Lei, Dan Lucas, Teresa Lukawiecki, Jennifer Pennock, Veeran-Anne Singh, Julie Stokes, Greg Stoodley et Susan Taylor-Clapp

Direction des programmes
communautaires
Matthew Peake

Bureau de médecine communautaire
Marene Gatali

Direction des soins de santé primaires et de la santé publique
Ulrick Auguste et Sophie Chen

Santé canada, direction générale des régions et des programmes

Région de la Colombie-Britannique
Shannon Waters et Joanne Nelson

Région de l'Alberta
Chandrani Wijayasinghe, Trincy Buwalda, Winkie Szeto, Grace Wang et Ibrahim Agyemang

Région de la Saskatchewan
Sandi LeBoeuf, Carmen Bresch, Lynda Kushnir Pekrul et Erin Laing

Région du Manitoba
Cathy Menard, Suzanne Martel, Alison Supina et Mark Sagan

Région de l'Ontario
Corey Green et Shailee Tanna

Région du Québec
Serge Desrosiers et Jean-Pierre Courteau

Région de l'Atlantique
Agatha Hopkins, Kelly Bower et Sarah Fleming

Assemblée des Premières nations

Leah Bartlett et Paula Arriagada

Affaires Indiennes et du nord Canadien

Chris Penney et Sacha Senécal

Agence de la santé publique du Canada

Christina Bancej, Maureen Perrin, Lily Fang et Karen C. Roberts

Ressources supplémentaires

Gouvernement fédéral

Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits :
web.hc-sc.gc.ca/ahc-asc/branch-dirgen/fnihb-dgspni/index-fra.php

Programme des services de santé non assurés :
www.hc-sc.gc.ca/fniah-spnia/nihb-ssna/index-fra.php

Le lien suivant vous amènera à un autre site Web Santé de la population, Agence de la santé publique du Canada :
www.phac-aspc.gc.ca/ph-sp/index-fra.php

Le lien suivant vous amènera à un autre site Web Section de la santé maternelle et infantile :
www.phac-aspc.gc.ca/rhs-ssg/index-fra.php

Le lien suivant vous amènera à un autre site Web Surveillance de la santé en direct :
www.phac-aspc.gc.ca/surveillance-fra.php

Système de soins de santé (Rapports et publications) :
www.hc-sc.gc.ca/hcs-sss/pubs/ index-fra.php

Le lien suivant vous amènera à un autre site Web Portail des Autochtones au Canada (Services de santé et services sociaux) :
www.autochtonesaucanada.gc.ca/acp/site.nsf/fra/ao20017.html

Le lien suivant vous amènera à un autre site Web Affaires indiennes et du Nord canadien (Publications) :
www.ainc-inac.gc.ca/ai/pubs/index-fra.asp

Le lien suivant vous amènera à un autre site Web Statistique Canada : www.statcan.gc.ca/start-debut-fra.html

Rapports provinciaux

Le lien suivant vous amènera à un autre site Web British Columbia Vital Statistics :
www.vs.gov.bc.ca/stats/indian/index.html

Le lien suivant vous amènera à un autre site Web Santé et services sociaux, Territoires du Nord-Ouest :
www.hlthss.gov.nt.ca/

Le lien suivant vous amènera à un autre site Web Manitoba Centre for Health Policy (Publications) :
mchp-appserv.cpe.umanitoba.ca/deliverablesList.html

Organismes autochtones

Le lien suivant vous amènera à un autre site Web Organisation nationale de la santé autochtone :
www.naho.ca/french/index.php

Le lien suivant vous amènera à un autre site Web Assemblée des Premières nations :
www.afn.ca/index.php/fr

Le lien suivant vous amènera à un autre site Web Inuit Tapiriit Kanatami :
www.itk.ca/

International

Le lien suivant vous amènera à un autre site Web Indian Health Service Annual Report (United States--American Indian and Alaska Natives) :
www.ihs.gov/NonMedicalPrograms/IHS_Stats/index.cfm?module=hqPub&option=index

Le lien suivant vous amènera à un autre site Web Australia Indigenous HealthInfoNet :
www.healthinfonet.ecu.edu.au/

Le lien suivant vous amènera à un autre site Web New Zealand Ministry of Health, Maori Health :
www.maorihealth.govt.nz/

Santé Canada, direction générale des régions et des programmes, santé des Pre-mières nations et des Inuits

  • Région de la Colombie-Britannique
    Federal Building, bureau 405
    Sinclair Centre
    757, rue Hastings Ouest
    Vancouver BC V6C 1A1
    Téléphone : 604-666-8871
    Télécopie : 604-666-1391
  • Région de l'Alberta
    Canada Place, bureau 730
    9700, avenue Jasper
    Edmonton AB T5J 4C3
    Téléphone : 780-495-2651
    Télécopie : 780-495-3285
  • Région de la Saskatchewan
    2045, rue Broad, 1er étage
    South Broad Plaza
    Régina SK S4P 3T7
    Téléphone : 306-780-7661
    Télécopie : 306-780-7137
  • Région du Manitoba
    391, avenue York, bureau 300
    Winnipeg MB R3C 4W1
    Téléphone : 204-983-4199
    Télécopie : 204-983-6018
  • Région de l'Ontario
    Bureau d'Ottawa
    Emerald Plaza
    1547, chemin Merivale
    Ottawa ON K1A 0L3
    Téléphone : 613-954-9836
    Télécopie : 613-946-4203
  • Bureau de Toronto
    180, rue Queen Ouest, 8e étage
    Toronto ON M5V 3L7
    Téléphone : 416-954-6672
    Télécopie : 416-973-4102
  • Région du Québec
    Complexe Guy-Favreau, Tour Est
    200, boulevard René-Lévesque Ouest, pièce 218
    Montréal QC H2Z 1X4
    Téléphone : 1-800-561-3350
    Télécopie : 514-283-7392
  • Région de l'Atlantique
    1505, rue Barrington, bureau 1525
    Halifax NS B3J 3Y6
    Téléphone : 902-426-6637
    Télécopie : 902-426-8675
  • Région du Nord
    60, rue Queen, bureau 1400
    Ottawa ON K1A 0K9
    Téléphone : 613-946-8081
    Télécopie : 613-958-2428

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Profil statistique de la santé des Premières nations au Canada -- Statistiques démographiques afférentes au Canada
atlantique et à l'Ouest canadien, 2001-2002
Santé Canada, Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits
Division de l'information, de l'analyse et de la recherche sur la santé, 1919C
Ottawa, ON K1A 0K9
Télécopie : 613-948-2110
Courriel : fnihb_stats@hc-sc.gc.ca

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